La naissance au ciel ou la mort de ce siècle

OBSEQUES


LA NAISSANCE AU CIEL ou LA MORT A CE SIECLE

ce texte est extrait du journal J.O.I.E n° 266 [1] de Janvier – Février 2014 p 7 à 10 : la destinée de l’âme après la mort


« Christ est ma vie et la mort m’est un gain »

                                   (Philippiens 1/23)

« Toi , dont la providence dépasse l’entendement et prépare le monde au bonheur éternel, tu as fixé pour chacun l’heure et le visage de sa mort. Accorde Seigneur le pardon aux défunts de tous les siècles.

Seigneur, ô amour ineffable, souviens-toi de tes serviteurs défunts. »


Pourquoi prier pour nos défunts ?

-« D’une tête de mort païenne, Saint-Macaire entendit un jour sortir ces paroles : « quand vous priez pour ceux de l’enfer, les païens sont soulagés ». O puissance merveilleuse de la prière chrétienne, les infidèles eux-mêmes sont consolés quand nous chantons pour tout l’univers.

-« En vertu de la loi de solidarité : les supérieurs aident les inférieurs, les vivants aident les morts, les morts aident les vivants ».


Trois éléments définissent le destin de notre âme après la mort :

- sa vitalité dans la vie spirituelle

- sa libération des divers soucis l’enchaînant

- la solidarité entre les êtres humains


A la mort d’un homme la tradition chrétienne déclare une période de prière basée sur le cheminement de l’âme séparée du corps. L’Eglise enseigne alors à considérer trois étapes essentielles et symboliques de ce parcours, dès son origine, et à la prière qui l’accompagne.


Première étape : l’homme meurt biologiquement. On compte alors trois jours durant lesquels l’âme va se séparer du corps. Le nombre est exact mais symbolique. (Développement dans l’article sur la destinée de l’âme après la mort)

Le cœur est arrêté pourtant l’âme reste sensible formellement vis-à-vis de son corps.

L’on devra être attentif quant aux rites, formes, paroles autour du corps.

La charité exige que nous demeurions auprès du corps avec des prières, des pensées bonnes.


La prière en cette étape :

elle est celle des proches du défunt quel que soit leur âge.

Elle devrait (ou pourrait seulement) être continue. Elle se fait autour du corps si possible, sinon à la maison ou à l’église. Comment procéder :

Garder l’attitude intérieure de la pensée bonne. Si le mode et la manière en sont connus, on chante les offices divins (Laudes, Tierce, Sexte… Vêpres, Complies). Entre ces offices et s’ils n’ont pas lieu on lit les psaumes du Roi David.

On trouvera les prières de l’Eglise dans le fascicule le «  Mystère de la vie » tome 3 [2]



Deuxième étape : Au quatrième jour la séparation est symboliquement considérée comme effective.

Lorsque l’âme a quitté le corps, vous trouverez les prières  pages 12 – 13 – 14 – 15 et 16 dans le fascicule le « Mystère de la vie » tome 3

Et les vêpres des défunts pages 17 à 27

Les laudes peuvent êtres chantées auprès du défunt, avant la levée du corps ou dans l’église avant la messe d’enterrement. On trouvera les textes pages 28 à 45 dans le fascicule « le mystère de la vie » tome 3.

Les prières au moment de la levée du  corps se trouvent page 46 à 52 

La messe d’enterrement est très importante pour accompagner le défunt vers sa nouvelle demeure.

Il convient de contacter le prêtre responsable du lieu ou bien le père Jean-Louis Guillaud  [3] au 06 17 13 08 05 – courriel : jeanlouis.guillaud@gmail.com

Après les trois jours on s’avance vers le quarantième jour.

Durant ces quarante jours, symboliquement, l’âme expérimente une ou des épreuves pour, principalement, couper les attaches avec son monde passé et entrer dans des conditionnements nouveaux.

L’âme bien qu’elle soit séparée de son corps, conserve les souvenirs, les attachements, les luttes, elle n’est pas encore habituée à ses nouvelles conditions d’existence.

Certaines âmes par exemple, ne réalisent pas la lutte en elles du bien et du mal, comme une mère ne se résigne pas à quitter ses enfants.

Vous trouverez dans le Missel romain, cette admirable prière des premiers chrétiens :

« libère, Seigneur, l’âme de ton serviteur (ou servante) comme tu as délivré Job de ses souffrances… Isaac des mains de son père Abraham prêt à l’immoler…Comme tu délivré Daniel de la fosse aux lions…Libère, libère ».


La prière en cette étape

Ceux qui la font devraient cultiver la pensée bonne et le sentiment pacifique à l’égard du défunt. Ils prient aussi les heures « (les offices divins) s’ils savent le faire, et soir et matin ils disent cette prière :

« - Accueille, Seigneur, ton serviteur (servante) au séjour du salut qu’il (elle) peut espérer de ta miséricorde. Amen !

  • Délivre, Seigneur, l’âme de ton serviteur (servante) de toutes les menaces de l’enfer, des châtiments qui le guettent et de toute affliction. Amen !
  • Délivre, Seigneur, l’âme de ton serviteur (servante)
  • Comme tu as délivré Henoc et Elie de la mort commune à tous en ce monde. Amen !
  • Comme tu as délivré Noé du déluge. Amen !
  • Comme tu as délivré Abraham en le faisant sortir de la ville d’Ur en Chaldée. Amen !
  • Comme tu as délivré Job de ses souffrances. Amen !
  • Comme tu as délivré Isaac de l’immolation et de la main de son père Abraham. Amen !
  • Comme tu as délivré Lot de Sodome et de la flamme du feu. Amen !
  • Comme tu as délivré Moïse de la main de Pharaon. Amen !
  • Comme tu as délivré Daniel de la fosse aux lions. Amen !
  • Comme tu as délivré les trois enfants du feu de la fournaise et de la main du roi impie. Amen !
  • Comme tu as délivré Suzanne de l’accusation mensongère. Amen !
  • Comme tu as délivré David de la main du roi Saül et de la main de Goliath. Amen !
  • Comme tu as délivré Pierre et Paul de leur prison. Amen !
  • Comme tu as délivré Ta martyre, la bienheureuse vierge Thècle, de trois horribles supplices, daigne aussi déliver l’âme de ton serviteur (servante)
  • N…et lui faire partager avec toi le bonheur du ciel. Amen !

Et le quarantième jour ( ne pas compter les jours ni les heures avec la précision chronologique), jour symbolique, célébrer la messe dite du «  40ème jour après la naissance au ciel ». Si on ne peut célébrer cette liturgie, lire au moins l’épitre de Saint Paul (I Cor xv. 19 à 23 ), et l’évangile de Saint-Matthieu (xxv. 31 à 40), suivie de la litanie pour les défunts (2) et du chant de la «  mémoire éternelle ».


Troisième étape. (acquisition de la vitalité spirituelle)

Après le 40ème jour symbolique : il est bien d’accompagner l’âme qui continue à se détacher de son monde ancien, âme qui s’élève au-delà de son individualité et qui entre dans les plans supérieurs pour aller progressivement vers la réception de la sagesse divine et la « déïfication » (ou plénitude de la charité)

Il ne faut pas croire que cette élévation soit automatique (ce qui supprimerait la nécessité de toute prière) ni aisée. Il y a, ici, conquête et le cheminement peut amener l’âme à connaître des descentes douloureuses.


La prière en cette étape :

La prière en cette étape peut revêtir les modes décrits pour les deux étapes précédentes. Il convient surtout d’invoquer en toutes circonstances (anniversaire – souvenirs et événements personnels, fêtes du calendrier liturgique : celles du Christ et de Marie, inscription au dyptique de la liturgie…) la mémoire divine sur le défunt, mémoire qui signifie la présence Divine au défunt et du défunt à Dieu.

On le fera en disant ou en chantant :

« donne Seigneur à ton Serviteur ( servante) défunt N…la mémoire éternelle »    On chante trois fois :  « Mémoire éternelle » !

Il existe en ce domaine de nombreuses prières de la Tradition et, en particulier, la célébration annuelle de la messe dite «  Commémoration des défunts ».



[1] Journal-Bulletin interparoissial de l’Eglise Catholique Orthodoxe de France
96, bd Auguste Blanqui à Paris 13 ème
extrait journal J.O.I.E n° 266 (1) de Janvier – Février 2014 p 7 à 10 : la destinée de l’âme après la mort

[2] voir le livret dit «  Mystère de la vie – tome 3 – La Nouvelle Naissance »
Le livret est publié par le C.O.E.D 96, bd Auguste Blanqui à Paris 13 ème.

[3] Si vous désirez vous faire inhumer dans notre église, le Père Jean-Louis Guillaud vous établira un dossier vous concernant avec vos dernières volontés.

Tel : 06 17 13 08 05 – courriel : jeanlouis.guillaud@gmail.com
Ce document sera à garder dans vos papiers avec votre testament pour faciliter la tâche de vos proches lorsque le moment de rejoindre nos pères sera venu pour vous.

Site fondé par Père Guy Barrandon († 15 Octobre 2011)