Chapelle SAINT-LOUP DE SENS et SAINTE-RADEGONDE Coordonnées GPS: 48.046237, 2.431302

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Chapelle SAINT-LOUP DE SENS et SAINTE
RADEGONDE

Chapelle SAINT-LOUP DE SENS et SAINTE-RADEGONDE
Lieudit - 5, la Grange
45340 SAINT-LOUP-DES-VIGNES



Renseignements:
Chantal BERGEZ

Tél : 06 07 26 31 30

Courriel : ch.bergez@gmail.com

Lors des liturgies, des agapes fraternelles sont prévues.

Pour une bonne organisation, nous vous demandons de téléphoner à Chantal BERGEZ au 06 07 26 31 30

  • Lundi 01 Mai 2017

    NOTRE-DAME DU LABEUR

    10 H 30 : LAUDES

    11 H : LITURGIE DOMINICALE


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Liturgie pontificale du 01.05.2017 - Fête de Notre-Dame du Labeur



Liturgie pontificale du 26.03.2017 - Fête de l'Annonciation



Liturgie pontificale du 19.02.2017



Liturgie pontificale du 16.10.2016



Liturgie pontificale du 03.09.2016 pour la fête de Saint-Loup


Homélie de Mgr Germain à Saint-Loup le 03.09.2016 pour la fête de Saint-Loup (00159)

Liturgie pontificale du 19.06.2016


Homélie de Monseigneur Germain - 19.06.2016 - Saint-loup des vignes (00049) Homélie de Monseigneur Germain - 19.06.2016 - Saint-loup des vignes (00050)

Liturgie pontificale du 16.05.2016


Homélie de Mgr Germain  - 16.05.2016  - Saint-loup-des-vignes (00124)

Liturgie pontificale du 17.04.2016


Homélie de Mgr Germain  - 17.04.2016  - Saint-loup-des-vignes (00122)

Liturgie pontificale du 13.03.2016


Homélie de Monseigneur Germain à Saint-Loup des Vignes, le 13.03.2016 (00121)

Homélie de Monseigneur Germain du 26.02.2015



Homélie de Monseigneur Germain du 13.12.2015



Homélie de Monseigneur Germain du 25.10.2015



Homélie de Monseigneur Germain du 05.09.2015 durant la fête de Saint-Loup



Homélie de Mgr Germain du 25.05.2015



Liturgie pontificale du 30-11-2014


Saint-Loup - Liturgie pontificale 30-11-2014 (00033)


Mini-stage de chant du 18-10-2014


Stage de chant Saint-Loup 18-10-2014 Exercices de vocalise (00171) Stage de chant Saint-Loup 18-10-2014 Etoile de la mer (00172) Stage de chant Saint-Loup 18-10-2014 Ecoutez une voix s'élève (00173) Stage de chant Saint-Loup 18-10-2014 Ad multos annos (00174) Stage de chant Saint-Loup 18-10-2014 Anniversaire de Christian (00175) Stage de chant Saint-Loup 18-10-2014 homelie Monseigneur Germain 19-10-14 (00176)


Liturgie pontificale du 30-08-2014


Saint-Loup - Liturgie Pontificale 30-8-2014 (00162) Saint-Loup - Liturgie Pontificale 30-8-2014 (00163)


Liturgie pontificale du 20-07-2014


Saint-Loup - Liturgie pontificale 20-7-2014 (00032-2)


Liturgie pontificale du 23-03-2014


Liturgie Saint-Loup-des-Vignes 23-03-2014 (1) Liturgie Saint-Loup-des-Vignes 23-03-2014 (2) Liturgie Saint-Loup-des-Vignes 23-03-2014 (3) Liturgie Saint-Loup-des-Vignes 23-03-2014 (4) Liturgie Saint-Loup-des-Vignes 23-03-2014 (5)

HISTORIQUE DE LA CHAPELLE SAINT-LOUP

SAINTE-RADEGONDE

Cette Chapelle SAINT LOUP-SAINTE RADEGONDE a été dédicacée par Monseigneur GERMAIN, Evêque de Saint-Denis et de l’Eglise Catholique Orthodoxe de France, le premier jour des noms divins « O SAGESSE », le 17 décembre 1990, entouré des Révérends Père Louis ROLLIN et René BOULET et des sous-diacres Michel PECOUL et Pierre BERGEZ en présence de Mesdames Yvonne WINNAERT et Odile BERTRAND-HARDY et de plusieurs parisiens et amis.

 

Le Chœur, sous la direction de Jean-Pierre DUGAS était composé de Constance  de CASTEL BAJAC et de Chantal BERGEZ.

 

Pierre et Chantal BERGEZ sont les fondateurs de la Chapelle où, en l’absence de Monseigneur GERMAIN, la première liturgie a été célébrée par le Révérend Père Jacques NYSSEN, le 1er Septembre 1990, fête de Saint-Loup et Saint-Gilles.

 

En 1990, 1991, les vêpres étaient chantées le samedi et la liturgie célébrée le 4ème dimanche par le Père Louis ROLLIN qui a été remplacé pour des raisons de santé par le Père Jacques NYSSEN, devenu Recteur de la paroisse d’Orléans.

 

En Janvier 1996, Pierre BERGEZ, devenu  Père PIERRE-MARIE a assuré les liturgies.

 

Le 25 janvier 2001, le Père PIERRE-MARIE est né au ciel. Il nous a laissé en héritage :

Le Monastère Notre-Dame du Signe, source vivifiante

 

Depuis 2001, la chapelle vit au rythme des liturgies présidées par Monseigneur GERMAIN.


Historique Saint Loup des Vignes

Village d'environ 450 habitants (Lupériennes, Lupériens) dans le canton de Beaune la Rolande et l'arrondissement de Pithiviers (Sous-Préfecture)

 

Un peu d’histoire

Saint Loup a été érigée en paroisse au temps du roi Dagobert et placée sou le patronage de Saint Loup de Sens. On retrouve au fil des siècles différentes appellations :

 

Sancto Lupo en 1182

Sancto Lupus in Vineis vers 1350

Saint Leu en 1411

 

La culture de la vigne à Saint Loup se serait développée dès 833 sous l’impulsion des moines de l’Abbaye de Saint Denis, spécialistes de la vigne et du vin. C’est le début du vignoble du Gâtinais. En l'an 1000, Saint Loup est déjà couvert de vignes. L’aspect féodal y est alors pratiquement inexistant. On ne retrouve trace d'aucune seigneurie, sauf peut-être à Richecourt ou Arquemont.


La guerre de 100 ans passe sans causer trop de dommages à Saint Loup et la vigne est toujours là. Au XVlè siècle la communauté paroissiale est plus forte et plus indépendante que jamais. On bâtit des moulins à vent à Moulin Lambart et Moulin Neuf, moulins qui prouvent l'accroissement de la production céréalière.

 

La vague protestante ne semble pas avoir atteint Saint Loup dont les habitants restent résolument catholiques.

 

La révolution, l'épopée napoléonienne passent sans laisser de trace. Saint Loup et surtout son église semblent avoir joué un rôle important en 1870, au cours de la bataille de Beaune la Rolande, car c’est dans le clocher que le général CROUZAT installe son poste de commandement et c'est de là qu'il donne le signal de l'attaque.

 

Le bourg a souffert ensuite de l’occupation prussienne mais plusieurs hameaux ont échappé au désastre du fait de leur éloignement.

 

La plus grande crise de son histoire, Saint Loup va, en fait, la vivre à partir de 1875, car après avoir comme tant d’autres villages, traversé les guerres, les épidémies, les famines, elle va se heurter à une maladie qui bouleversera son économie : le phylloxéra. Saint Loup qui avait, pendant des siècles, fourni du vin (6000 à 7000 hectolitres par an à la fin du XVI è siècle) à toute une région voit sa production se réduire de 75 % en quatre ans. De plus en plus, la vigne fait place à la polyculture. Cette transformation liée à la révolution industrielle entraîne un exode massif des habitants. De 700 habitants en 1850, la population va tomber à 350 en quelques dizaines d’années.

MONASTÈRE DU COEUR



Monseigneur GERMAIN


Il a béni l’inspiration du Père Pierre-Marie


Et il l’a engagé à déclarer de suite son projet

Prêtre PIERRE-MARIE


Durant sa maladie éprouvante qui l’obligeait à garder le silence, Père Pierre-Marie, a reçu l’inspiration du Monastère Notre-Dame du Signe, Source Vivifiante

LETTRE DU 25 DECEMBRE 2000




Compte-tenu de la naissance au ciel du Père Pierre-Marie, le 25 janvier 2001, le monastère physique n’a pu exister.

Par contre, le Monastère du Cœur, monastère invisible vit toujours et ses membres augmentent chaque année.

 

Il s’agit d’accroître la place de Dieu dans notre cœur, par nos prières quotidiennes et par là-même soutenir l’Eglise et prier pour nos frères dans la souffrance.

 

Pour cela, nous avons un petit recueil de prières composées par Père Pierre-Marie et mis en pli par le Père Guy Barrandon.

 

Pour de plus amples renseignements, vous pouvez appeler Chantal Bergez au 06 07 26 31 30.



SEIGNEUR,

 

Tu as rappelé près de toi Pierre, mon époux, Pierre-Marie, ton prêtre. Cette douloureuse maladie qui l'a terrassé l’avait plongé dans le silence, puisque parler le faisait souffrir. Je croyais vraiment que la médecine allait le garder parmi nous. Mais la meilleure médecine ne peut rien quand l’âme doit suivre son chemin.

 

Il passait ses journées à prier et il est entré dans ton intimité. Il nous laisse en héritage une association à faire vivre car c’est TOI qui l'as inspirée. Il l’a nommée ASSOCIATION CULTUELLE CATHOLIQUE ORTHODOXE DU MONASTERE NOTRE-DAME-DU-SIGNE, SOURCE VIVIFIANTE ».

 

Elle a pour but, entre autres:

 

- de célébrer le culte orthodoxe dans la chapelle de St Loup-des-vignes au lieudit La Grange (45340),

- d‘accueillir éventuellement les membres qui voudraient Te retrouver dans le calme, le silence et la prière dans ce lieu du bout du monde,

- et surtout, d’instituer une prière permanente en faisant les offices de la journée.

 

Tu nous invites tous « Hommes de bonne volonté », quelle que soit notre Eglise, à nous joindre à cette prière dont l’Eglise a tant besoin, en nous engageant pour un office par jour au moins, au choix, selon nos possibilités, sur le lieu de notre vie quotidienne. Pierre-Marie appelait cela le « MONASTERE DU COEUR ».

 

Il a eu le temps de créer les statuts et faire les déclarations légales. Il a également créé un petit livret sur lequel les offices de la journée sont réunis, dont voici le contenu:

 

- Prière au lever avant toute action

- «        avant le travail du matin

- «        avant le repas de midi

- «        en fin d'après-midi

- «        avant le coucher.

 

Il l’utilisait pendant les dernières semaines de sa vie.

 

Maintenant, c’est moi qui le pratique. Il m’est précieux et, malgré les souffrances de la séparation, je me sens dans la paix, car portée par ces prières.

 

Il est destiné à tout ceux qui voudront participer à ce travail d’Eglise.

 

SEIGNEUR, si Tu le veux, cette association, créée à la gloire de Ton Nom, vivra.

 

Pour tout renseignement, vous pouvez contacter Chantal BERGEZ au 01 69 03 60 51 le soir après 20 h.

 

Nous vous joignons ci-dessous cette magnifique prière qui peut nous servir à tout moment.

 

Prière permanente matin et soir

 

Seigneur, je ne sais pas prier. Mais Toi, ô mon Dieu, Tu entends mes soupirs, Tu connais mes silences, Tu connais mon désir de Te connaître et de T'aimer.

 

Tu me parles dans un souffle de silence et Tu me réjouis dans ma part de solitude intérieure qu’ aucun être ne peut combler. Al ors je marche avec Toi et, que m’importe, je Te porte dans mon coeur avec moi.

 

Sois béni, Seigneur, pour Ta présence, garde-la en permanence, à chaque instant, pour que tous les moments de la journée soient sanctifiés, et mon coeur vivifié par le feu de Ton amour divin où Ta Sainte Trinité viens s’aimer en moi et me faire participant à ce feu d'amour pour le monde et tous les êtres qui y vivent.

 

Sans Toi, je ne peux rien, Tu es mon être et ma vie, à Toi Trinité Sainte soit la gloire, la lumière, la paix, la vie dans les siècles des siècles.

 

Amen.



Rapport du stage de chant du 18 octobre 2014

RAPPORT DU STAGE DE CHANT
DU 18 OCTOBRE 2014
A SAINT-LOUP–DES–VIGNES



Ce samedi 18 octobre 2014, nous avons bénéficié d’un deuxième mini-stage de chant dirigé par Bruno Houver, maître de chapelle à la cathédrale Saint-Irénée à Paris, accompagné de Marie-Séraphine Vincent, son assistante.

Comme pour le précédent stage, nous étions 14 participants dont 3 encadrants soit 11 élèves.

Nous avons commencé par des travaux de mise en voix et pour fixer les esprits et nous permettre de retravailler en particulier, nous avons pris une vidéo que tout le monde peut consulter puisqu’elle est sur le site de l’église onglet Saint-Loup/ vie de la chapelle.

Ensuite, Bruno nous a fait travailler :

  • - la psalmodie
  • - l’alleluïa  ton 2 qui est très rare dans la liturgie.

Au cours de la journée, Bruno s’est isolé plusieurs fois avec un membre du groupe pour l’aider en particulier tandis que Marie-Séraphine nous entraînait dans le magnifique chant :

« ETOILE DE LA MER » que nous chantons pendant toute la durée de l’avent.

Nous avons aussi travaillé à l’unisson : «  LES ETENDARDS DU ROI »  ou « Vexila Regis »  car nous participons au pèlerinage de la fontaine « Sainte Radegonde » à Chambon la forêt.

Les repas ont été pris sur place et confectionnés par nos soins.

A 19 heures, nous avons chanté les vêpres, préparant ainsi la liturgie du lendemain.

Puis, nous nous sommes réjouis et avons fêté joyeusement l’anniversaire de Christian.

Comme pour le premier stage, Véronique a pu loger 6 personnes, ceci afin d’alléger les frais pour les stagiaires et 4 personnes ont pu dormir à Saint-Loup.

Le dimanche 19 octobre, lors de la liturgie pontificale, nos voix emplissaient la petite chapelle de Saint-Loup. Pour l’occasion nous avions 5 nouvelles personnes ne connaissant pas le lieu et qui ont dû être impressionnées par la vigueur de nos chants.

Puis, ce fut les agapes, animées, conviviales et fraternelles comme d’habitude.

Toutes les bonnes choses ont une fin et chacun repartit vers ses occupations en se promettant de revivre ces moments éducatifs et fraternels.

Chantal Bergez

Rapport du stage de chant du 22 et 23 mars 2014

RAPPORT DU STAGE DE CHANT
DES 22 et 23 MARS 2014
A SAINT-LOUP–DES–VIGNES



Nous en parlions. Nous l’avons fait !

Je veux parler du premier stage de chant à la paroisse de Saint-Loup-des-Vignes.

A la fin de l’assemblée générale de l’église en novembre dernier, Bruno Houver, Maître de chapelle à la paroisse cathédrale Saint-Irénée à Paris, a proposé ses services pour aller dans les paroisses. Il demandait simplement des personnes motivées.

Lors des agapes qui ont suivi notre liturgie du 1er décembre 2013, j’ai fait part de ses propos et j’ai demandé : qui est intéressé ? 8 personnes ont levé la main.

Il ne restait plus qu’à organiser l’événement. C’était une première pour nous et nous avons demandé à nos frères de la région « Centre » qui viennent parfois à Saint-Loup s’ils voulaient aussi participer. Résultat, nous étions 14 participants, 11 élèves et 3 encadrants.

Nous avons réuni les membres des paroisses de Saint-Loup-des-Vignes, d’Orléans, de Bourges, de Nevers et de la Charité-sur-Loire.

Si cela peut aider les paroisses qui voudraient organiser ce genre de stage, je note ici notre organisation :

Nous voulions réaliser cet événement avec le minimum de frais et nous avions décidé de tout partager. Le stage se déroulant sur deux jours, il fallait loger les gens.

Nous avons pu loger 4 personnes à Saint-Loup:

Véronique Hanganu, membre assidu de notre paroisse de Saint-Loup, a pu loger 4 personnes. Les autres membres sont rentrés chez eux le samedi soir.

Il fallait aussi nourrir les stagiaires.

Le diacre François-Xavier s’est occupé du repas du samedi midi, Véronique celui du samedi soir et moi-même de celui du dimanche midi.

Nous avions promis à Bruno de lui payer ses frais de transport.

Chaque participant a donc déboursé  36 euros pour les frais de repas et pour le voyage des encadrants.

La séance a démarré le samedi 22 mars à 10 heures dans les locaux de la chapelle de Saint-Loup.

Nous avons travaillé très sérieusement jusqu’à environ 13 heures puis nous avons partagé des agapes fraternelles. Pendant que nous libérions la salle et rangions la vaisselle, Bruno prenait un peu de repos.

Le travail a redémarré vers 15h30 jusqu’à 19 heures.

Nous nous sommes retrouvés pour un autre repas très convivial.

Le lendemain dimanche, nous avions une liturgie pontificale dont les chants furent magistralement dirigés par Bruno.

Le dimanche midi nous étions un peu moins nombreux car certains ont dû repartir pour faire face à leurs obligations familiales ou ecclésiales.

L’après-midi du dimanche, Bruno a voulu faire travailler quelques clercs et les femmes se sont perfectionnées avec Marie-Séraphine.

Le programme du travail a été décidé sur place. Sur les 11 élèves, 8 n’avaient jamais pris de cours de chant liturgique et s’étaient débrouillés seuls avec les conseils d’amis. Il fallait donc commencer par le début. C’est pourquoi nous n’avions pas prévu de programme, laissant le soin à Bruno de juger ce qu’il était bon de faire.

Je laisse maintenant la parole à Véronique :

« Un week-end pour s’initier à chanter ensemble

Le cours de chants liturgiques organisé au tout début du printemps dans la petite église de  Saint Loup des vignes dans le Loiret, a été un moment fort pour chacun de nous individuellement et pour notre petite communauté tout entière.

Nos professeurs, patients mais exigeants nous ont fait progresser dans l’attention portée à autrui.

 « Attention, vous n’êtes pas ensemble ! » nous disaient constamment nos maîtres ! Exercice d’humilité s’il en est que le chant, car il faut faire oublier sa voix propre pour ne faire qu’une seule avec celles des autres. Bien sûr, il ne s’agissait pas toujours d’orgueil mais bien souvent du désir instinctif de camoufler sa voix hésitante et prudente  en se mettant au diapason de celle des autres, et, dans ce cas, le millième de seconde qui nous faisait commencer après les autres était aussitôt perçu par l’ouïe musicalement fine de nos professeurs. Et il fallait tout recommencer ! Encore et encore ! Ecole de patience !

Puis, vient un moment où le chant acquiert son unité pleine et développe alors sa magnifique simplicité, spécifique à la liturgie orthodoxe. Tous, nous ne formons qu’un.

Ces cours ont été ponctués d’agapes conviviales et terminés le dimanche par une belle liturgie pontificale.

Merci encore à Chantal Bergez qui a été à l’initiative de ce stage et à nos professeurs, Bruno Houver et Marie-Séraphine Vincent »

Quelques mois se sont passés depuis ce mini-stage, d’autres liturgies ont eu lieu à Saint-Loup et j’ai noté une différence sensible dans la façon de chanter des membres. Les personnes participent plus au chant liturgique. On dirait qu’elles ont découvert qu’elles pouvaient ouvrir la bouche et se joindre au chœur.

Pour moi, ce stage est une réussite. Merci à Bruno et à Marie-Séraphine pour le dévouement dont ils font preuve en se déplaçant dans les paroisses.

Tout le monde ne peut pas donner 8 jours au mois d’août pour faire le stage de chant de Saint-Antoine et ce pour diverses raisons (familiales, professionnelles, financières ou autres) mais les personnes de la région « Centre » ont prouvé qu’elles étaient motivées pour l’apprentissage du chant liturgique.

Forts de cette expérience, nous avons prévu un deuxième stage de chant et le programme  en sera peut-être différent.

Chantal Bergez

Naissance d'une fresque


Naissance d’une fresque



Recette de préparation d’une fresque

Lettre reçue de Jacques Dillenseger habitant à l’époque Ruffey les Echirey et datée du 16 juin 1990

Cher Pierre,

Me voila enfin prêt à te donner les infos pour la préparation de la fresque prévue le 3ème WE de Septembre. J’ai contacté Hélène pour avoir les derniers éléments.

La fresque comporte une première étape qui consiste en la réalisation d’un mortier assez grossier sur le mur à peindre. C’est ce que nous ferons lors du WE des 7 et 8 Juillet.

La deuxième étape consiste en la pose de deux enduits juste avant la peinture des fresques.

Je me limiterai à la description de la première étape prévue en Juillet et nous reparlerons  alors de la seconde étape.

Cette première étape est relativement simple : le mortier à poser comprend un volume de chaux pour trois volumes de sable.

Préparation de la chaux : pour un mur de 9.18 m2

Il faudra 2 sacs de 25 kgs de chaux aérienne éteinte Balthazar et Cotte. (le siège social de l’entreprise est à Grenoble 2, rue Mal Dode). Bien qu’elle soit déjà éteinte, nous la faisons tremper et c’est ce que tu auras à faire avant ma venue. Le trempage se fait dans des poubelles en plastique vert de 75 l de contenance.

Tu mets 1 sac de chaux par poubelle.

Tu verses un sac de chaux dans la poubelle petit à petit pour éviter la poussière. Tu nivelles à la main, une fois le sac vidé. Puis tu verses de l’eau petit à petit (d’abord 10 l puis à nouveau 20 l). L’eau descend au fur et à mesure au fond de la poubelle, des bulles apparaîssent en surface. Tu rajoutes de l’eau lorsque la chaux réapparaît (encore 10 l). En principe l’eau reste au-dessus de la chaux (1 à 5 cm). Ceci signifie que la chaux a absorbé l’eau. Tu laisses reposer quelques heures ou une nuit car des bulles continuent à monter en surface. Le lendemain il faut mélanger l’ensemble, sans enlever d’eau ni en rajouter. Le mélange consiste à intégrer l’eau à la chaux en obtenant une consistance de fromage blanc battu. Il faut veiller à bien mélanger le fond de la poubelle. Le mélange se fait à l’aide d’un bâton mais on peut bricoler un système de batteur avec une chignolle assez puisante. Il faut réaliser ce mélange régulièrement pour éviter tout durcissement de la chaux dans une partie de la poubelle. Il faut donc la remuer 1 fois par jour au minimum.

Nous mélangerons cette chaux trempée au sable de rivière qui doit être sec. Nous comptons environ 1 brouette de sable pour 3 m2 d’enduit. Tu peux compter pour 9.18 m2 d’enduit environ 10 brouettes de sable. Il vaut mieux en avoir un peu plus. Il est préférable de déposer le sable sur un grand ny lon et de l’étendre un peu pour qu’il sèche.

Le mortier sera posé sur le mur que tu auras à mouiller avant la pose. Tu peux le mouiller au jet d’eau en position pluie fine. Plus le mur est mouillé et plus le séchage est lent et de meilleure qualité. Ceci évite les craquelures et les poches d’air. L’adhérence du mortier est ainsi plus uniforme. Selon la nature du support (brique, pierre), il s’agit de s’y prendre 2 ou 3 jours à l’avance. L’absorption de l’eau dépend du support et il n’est pas possible de l’accélérer. C’est un travail à ne pas négliger car très essentiel. C’est le fondement, la base, l’assise de la fresque.

Pour les 7 et 8 juillet, je te conseille de faire tremper dès que possible la chaux, d’acheter le sable et plusieurs outils :

  • - 2 bacs pour mélanger le mortier
  • - 2 taloches
  • - 2 truelles (rondes et assez grandes)
  • - 3 paires de gants de caoutchouc assez résistants pour éviter les brûlures de la chaux.

Il faudra prévoir 1 saladier pour doser les mélanges.

1 point d’eau assez proche est nécessaire pour laver le matériel et surtout arroser le mur.


Tu peux acheter toute la chaux nécessaire à la réalisation de la fresque soit 6 sacs de chaux.

Nous ferons tremper la chaux pour septembre dès le 8 juillet et environ 10 brouettes de sable pour toute la fresque.

Je reste à ta disposition si je n’ai pas été assez clair.

Fraternellement en Christ.

Jacques


Stages de chant 2014


Premier stage de chant

Le premier mini-stage de chant a eu lieu les 22 et 23 mars 2014. Consultez le rapport


Deuxième stage de chant

Le second mini-stage de chant a eu lieu le 18 octobre 2014. Consultez le rapport


Prière Père Pierre-Marie - Prière 1

PRIERE


SEIGNEUR, donne-moi de te voir, de te reconnaître dans tous ceux que tu me donnes de rencontrer. Donne-moi d’être attentif à eux.

Donne-moi d’accueillir le moment présent comme signe de ta volonté, comme signe du don que tu me fais à chaque instant, par la grâce de ta liberté et de ton Amour.

Mets dans mon cœur, ô JESUS-CHRIST, mon bien-aimé, le désir d’aimer, de communier à tout être, comme étant envoyé par toi, pour que je l’aime.

Chaque instant de la vie que tu m’as donnée est à toi, je te le donne, aime ô mon DIEU avec mon cœur, parle avec mes lèvres. Prends-moi, saisis-toi de moi pour qu’il y ait plus d’Amour dans ce monde où Satan semble avoir son royaume et où il semble triompher.

Je sais qu’avec toi, ô CHRIST, je ne crains rien car tu es avec nous jusqu’à la fin du monde.

Préserve-moi du péché. Donne-moi d’être pauvre, aimant, mendiant ton amour infini.

Ouvre mon cœur. Je te le donne, que mes lèvres de lecteur donnent aux autres, TOI, O CHRIST, parole vivante du PERE et que je mette cette parole dans ma vie, que j’y sois fidèle avec Amour et détermination.

A toi, sois rendue la gloire avec le Père et le Saint-Esprit dans tous les siècles des siècles.

Amen



Cette prière a été écrite par le Père PIERRE-MARIE en Juillet 1985. A cette époque, il était lecteur.

Prière Père Pierre-Marie - Prière 2

PRIERE


Seigneur, augmente ma confiance en toi.


Donne-moi la connaissance de ta bonté et de ta grandeur.


Donne-moi de renoncer à toute volonté propre et indique-moi par les événements et les rencontres, ce que tu attends de moi.


Je veux t’aimer et te servir pour ta plus grande gloire.


Donne-moi de savoir combattre. » car il n’v a pas d autre façon de m aimer que de t’aimer. »


je me jette dans tes bras, Seigneur, avec la confiance de l’enfant dans les bras de son père.


Regarde, Seigneur, le désir que j’ai de toi et jette un regard bienveillant sur moi. malgré mes passions qui veulent me réduire en esclavage.


Donne-moi la grâce de ne jamais confondre le pêcheur et le péché.


Fais éclater ta sagesse, ta puissance et ta bonté et donne-moi des larmes de componction Apprends-moi à me supporter.


Brise Seigneur, mon cœur de pierre.


Donne-moi Seigneur, d’éprouver pour tous ceux que je rencontre, de la bienveillance


Père PIERRE -MARIE

Prière Père Pierre-Marie - Prière 3

PRIERE



SEIGNEUR, j’ai besoin d’une Église pour chanter Ta gloire, pour me ressourcer à Ton amour, pour le sacrement du frère qui est l’accueil de mes frères les hommes que Tu mets sur ma route.

 

J’ai besoin d'une Église pour moi et tous ceux qui étouffent par l'esprit du monde, pour m'unifier dans la prière et reje­ter tout ce qui me disperse, me divise, m'écartèle et qui est mon péché.

 

J’ai besoin d'une Église pour Te rencontrer comme un Père accueillant l’enfant prodigue que je suis. Toi, Seigneur qui me devance toujours dans l'Amour et le pardon par l'Esprit-Saint Consolateur que Tu mets en moi pour Te désirer.

 

J’ai besoin d'une Église pour communier à Toi et à tous mes frères, les hommes, afin que “tous soient un" comme Toi Tu es un, ô Christ, avec Ton Père et l'Esprit-Saint.

 

J'ai besoin d’une Église pour prier pour moi, pour ceux que j'aime et tous ceux que tour­mentent l’angoisse, les diverses passions, le désir de pouvoir, le gonflement du moi, tout ce qui empêche l'accueil désintéressé dans l’Amour de l’autre pour le faire exister et grandir vers Toi.

 

Seigneur, j’ai besoin d’une Église pour que Tu fasses, en moi et dans tous mes frères chrétiens orthodoxes, Ta demeure pour que notre com­munauté grandisse dans la cha­rité avec foi et espérance, fixée sur Toi seul, le rocher qui nous sauve.

 

J’ai besoin d’une Église pour construire l’Église intérieure en moi et dans tous ceux qui meu­rent spirituellement autour de moi, pour tous ceux qui sont dans l'attente de Ta liturgie, de Ta venue dans les sacrements et que Tu veux rassembler autour de Toi comme une poule ras­semble ses poussins.

 

Seigneur, j'ai besoin d’une Église pour Te louer, Te voir exister, pour approcher Ta nature divine et pour être irra­dié de Tes énergies divines qui me rendent amoureux de Toi et de mes frères.

 

Je Te prie et Te supplie, Seigneur, crée les événements pour que toutes les paroisses de notre Église, au-delà des églises faites de pierres attirent beau­coup de Pierres vivantes pour construire l’unique Eglise de Ton royaume.

 

Fais grandir, Seigneur, notre Église orthodoxe de France que j’aime. Je l’aime parce que Tu l'aimes et que c’est là que Tu m’as placé et m’as élu pour que j'y trouve ma place et aide mes frères à trouver la leur. F.t si cer­tains jours je suis triste, amer du rejet de certains de nies frères chrétiens d’autres Églises et que dans cette épreuve je Te demande : « que ce calice s'éloigne de moi », je Te redis ma tendresse et "non pas ma volonté mais la Tienne”. Je Te rends grâce pour toutes les richesses que Tu m’as données et que Tu continueras de me donner car Toi seul n’est pas changeant mais conforme à ce que Tu dis : «Je serai avec vous jusqu’à la fin des siècles » et ceci me remplit d’une joie immense qui dilate mon cœur, le rend aimant et reconnaissant. Je Te rends grâce pour cet Amour unique et privilégié que Tu as pour chacun, ô Trinité Sainte, gloire à Toi.

Prière de Saint-Augustin

PRIERE DE SAINT-AUGUSTIN



ne pleure pas si tu m'aimes,


si tu savais le don de dieu et ce qu'est le ciel ,


si tu pouvais, d'ici, entendre le chant des anges,


et me voir au milieu d'eux,


si tu pouvais voir se dérouler sous tes yeux,


les horizons et les champs éternels,


les nouveaux chantiers où je marche,


si un instant tu pouvais contempler, comme moi,


la beauté devant laquelle toutes les beautés palissent.


Quoi! tu m'a aimé dans le pays des ombres,


et tu pourrais ni me revoir,


ni m'aimer dans le pays des immuables réalités,


crois-moi, quand la mort viendra briser ces liens


comme elle a brisé ceux qui m'enchaînaient,


et quand un jour que dieu connait et qu'il a fixé,


ton âme viendra dans le ciel où l'a précédé la mienne,


ce jour-là, tu reverras celui qui t'aimait et qui t'aime encore,


tu retrouveras son coeur et toute sa tendresse.


Vie de Saint-Loup

VIE DE SAINT-LOUP

archevêque de Sens au 6ème siècle

saint-loup

Le 1er Septembre

 

Saint-Loup naquit au 6ème siècle aux environs d’Orléans. De familles princières, son père et sa mère se nommaient BETTO et AÏGA. Celle-ci, sa mère, avait deux frères évêques qui furent Saint Austrène, évêque d’Orléans, et Saint Aunaire, évêque d’Auxerre. Elevé dans un tel milieu, Loup acquit, outre le savoir de son époque, le goût de Dieu dans l’office divin et la liturgie.

 

Renonçant bientôt à la vie mondaine, il distribue ses biens aux pauvres et se retira au Mont Athos de l’occident, l’ile de Lérins, pour y mener la vie monastique.

 

L’archevêque de Sens, Saint Arthème, étant mort, le roi de Bourgogne et le peuple firent l’élection de son successeur selon la tradition locale, où l’évêque était élu par les fidèles et le clergé réunis, avant d’être accepté et sacré par les évêques.

 

L’élection désigna Loup, vraisemblablement connu par son origine locale et surtout par son appartenance à cette pépinière de sainteté que constituait en ce temps, le monachisme de Lérins.

 

Sacré évêque de Sens, Saint Loup se souvint des pauvres. Il les accueillait librement dans son évéché et il s’attacha aussi à aimer ses « ennemis » afin de vérifier son diocèse et sa propre personne par l’accomplissement de ce commandement du Christ qui « conforme à Dieu celui qui s’y adonne ».

 

La tradition rapporte que le roi de France, Clotaire, se disposant à conquérir la Bourgogne, mit le siège devant Sens, qu’il prit, avant de se rendre maître de toute la contrée.

 

Saint-Loup pria Saint-Etienne, le premier martyr et diacre, patron de sa cathédrale, pour que la ville ne soit pas soumise au pillage et à la brutalité des conquérants.

La cloche de l’église, sonnant, provoqua étrangement une panique chez les assaillants qui se retirèrent et levèrent le siège.

 

Clotaire, subjugué, fit transporter la cloche à Paris. Il dut cependant la remettre à Sens car elle avait perdu son harmonie puissante.

 

Le roi Clotaire, abusé par des » jaloux et des vaniteux », aux jours de la conquête, exila Saint-Loup à Vimeu en Normandie auprès de la ville d’Eu. Et là, le saint continua d’agir en apôtre jusqu’à baptiser le prince païen du lieu, le prince BOSON.

 

Saint Winebaud, abbé à Troyes au temps de l’exil normand de Saint-Loup, sollicité par l’archidiacre de Sens, effrayé de ce qu’un usurpateur avait pris le siège épiscopal de Saint-Loup, s’en vint plaider auprès du roi, à la cour, la cause du retour du saint dans sa ville de Sens.

 

Clotaire accepta, apportant même la pénitence, demandant le pardon d’avoir persécuté l’archevêque et recevant de lui, le baiser de la paix, deux fois prosterné à ses pieds. Rentré à Sens, accompagné par Saint Winebaud, Saint-Loup redevint l’ange de la cité, premier à la prière, de nuit, dans les églises qu’il visitait régulièrement.

 

Familier avec les anges de lumière, il enchaînait les esprits sous-ciel en temps opportun. Clairvoyant, thaumaturge, pasteur fidèle, il lui arriva lors de sa disgrâce, de jeter son anneau dans une rivière en prédisant qu’on le retrouverait lorsque le siège épiscopal lui serait rendu.

 

On le retrouva en effet, peu de temps avant son retour, près de Melun, dans le ventre d’un poisson (un barbeau).

 

Cet anneau est d’ailleurs conservé actuellement et se trouve au trésor de la cathédrale.

 

Saint-Loup naquit au ciel, le premier septembre de l’an 623 dans le village de Brinon qu’il avait offert en don à la cathédrale, ce village lui appartenant par héritage auparavant.

 

Il fut enterré, selon sa volonté, sous la gouttière de l’église de Sainte-Colombe, son corps exhalant un parfum suave de sainteté.

 

Humble au décès comme en sa vie, Saint-Loup est l’astre du monde nouveau qui, lentement, se lève à Sens, en Bourgogne et dans l’Orléanais, pour devenir la Jérusalem céleste.

 

Cent ans après la mort de Saint-Loup, le dimanche 1er Septembre720 naissait au ciel, près d’Arles et de Nîmes, le bienheureux moine abbé, Saint Gilles.

 

Vie de Saint-Gilles

SAINT GILLES

7 et 8ème siècle, environ 720

Vie historique et légendaire

saint gilles

1er Septembre

Le saint naquit vers le milieu du 7 ème siècle à Athènes. De noble famille, Aegidius, son nom latin, semble s’être engagé dans la vie angélique, dès l’âge jeune.

 

A l’image de Saint Antoine Le Grand, il entendit un jour cette parole : (évangile de Saint Luc XIV 26-27)

« Si quelqu’un vient à moi et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et ses sœurs et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. Et quiconque ne porte pas sa croix et ne me suit pas, ne peut être mon disciple »

 

Gilles comme Antoine (au 3ème siècle) fit sienne cette extrême disposition d’un disciple du Christ. Il attendit lui aussi la mort de sa mère et partit alors dans la solitude pour conquérir le royaume des cieux et laisser à Dieu, en retour, de conquérir son cœur.

 

Comme il arrive souvent aux justes conquérants de la sainteté, l’Esprit-Saint les dévoile auprès de la cité. Saint Gilles fut découvert. On vint solliciter son conseil, sa prière et comme auprès du Christ, les guérisons.

 

Pour préserver son intimité avec le trois fois Saint, Gilles quitte la Grèce et s’en vint en provence.

 

A cette époque (7ème siècle) et depuis le quatrième siècle avec Saint Honorat et les moines des iles de Lérins, ce Mont Athos de l’occident, il règnait une tradition et une expérience monastique très fortes dans le sud des Gaules.

 

Cette brillante cour monastique qui recevait de Dieu, le don et la tâche de promouvoir de nombreux évêques dans les églises locales de tout l’occident chrétien (Saint-Loup à Troyes, Saint Patrick en Irlande, parmi les plus célèbres jusqu’à nos jours), cette source écclésiale qui vivifiait les églises orthodoxes de ce temps, attirait en ces parages, des hommes en quête de la vie en Christ.

 

Saint-Gilles eût-il connaissance de ce foyer de prière et de grâce ? Nous l’ignorons. La probabilité en est grande. On sait seulement qu’il s’établit en ermite non loin d’Arles, la ville de l’illustre évêque Saint-Césaire +543 (qui donna la règle aux moniales anciennes) et ville impériale de l’époque, après avoir rencontré Saint Veredeme, ermite également, et vécu un temps sur les bords de la rivière, le Gardon, qui coule toujours à Alès dans le Gard.

 

L’ermite vécut dans la solitude selon son goût, fuyant le monde et son bruit. Une biche devint sa compagne, comme plus tard, un loup avec Saint François et un ours avec Saint Séraphin de Sarov.

Un jour, le roi du pays, VAMBA, roi à Nîmes, chassait. Sa meute força une biche, celle de Saint-Gilles, qui vint se réfugier auprès de lui. Le roi ou l’un de ses chasseurs tira une flèche sur l’animal et ce fut le saint qui fut touché à la main. Le roi n’avait pas vu l’ermite, mais intrigué par le refus des chiens d’approcher  du refuge de la biche, s’en approche et découvre l’homme blessé par sa chasse et, frappé par l’émotion, lui demande pardon.

 

Cet évènement retentit si bien au cœur du roi et en la ville de Nîmes que l’évêque de Nîmes, ARREGE, vint auprès de l’ermite avec le roi qui donna au Saint, une vallée entière, vallée nommée Flavienna, où l’on bâtit un monastère.

 

Saint-Gilles fut le premier abbé de cette institution placée, semble-t-il, sous le patronage des saints apôtres Pierre et Paul. Il y naquit au ciel le 1er Septembre 720 ou 21. Comme en décida l’Esprit Saint de Dieu qui cache les uns et révèle les autres, Saint-Gilles fut tant vénéré que son lieu appelé de son propre nom maintenant (Saint-Gilles du Gard) devint l’un des quatre lieux les plus importants de la chrétienté médiévale (après Jérusalem, Rome, Compostelle etc…on ne sait exactement).

 

Saint-Gilles est invoqué en faveur des enfants, surtout les attardés (on disait demeurés, ou lunatiques et maintenant psychiquement retardés) comme aussi, on le prie contre la frayeur (nocturne surtout) contre le feu, les maladies nerveuses. Il était inscrit au rang des quatorze saints auxiliaires de l’église de Rome.

 

Il avait reconquis la vraie nature de l’homme paradisiaque, loin du péché, en paix et amitié avec tous les ordres de la nature.

Saint loup, saint guerisseur

Saint loup, saint guerisseur

saint loup

Sans doute par homonymie avec « la bête » Saint Loup est le saint le plus fréquemment invoqué contre la peur. Saint Loup ou Leu (Lupus en latin) est né d'une famille illustre, près d'Orléans vers 573. A l'école, il surpasse tous les autres élèves. Il fait preuve d'une grande piété et d'un grand ascétisme : attentionné envers les pauvres, il pratique la charité avec application. Sa réputation est telle qu’il est élu Archevêque de Sens, il est très populaire dans le Loiret. Les clercs comme le peuple se réjouissent du nouvel Archevêque, doté de toutes les vertus : défenseur de la justice, célèbre pour sa continence, pratiquant le jeûne, large dans ses aumônes, zélé dans l'annonce de la sainte doctrine. Il se montre bon envers les personnes bienveillantes mais aussi envers les impies et ses ennemis. Accusé de trop aimer Verosia, la fille de son prédécesseur Arthémius, il refuse de se défendre : « les paroles d'autrui ne peuvent nuire en rien à l'homme qu'une conscience propre ne salit pas, » répond-il.

 

A la mort de Thierry II, roi des Burgondes, alors que le roi des Francs Clotaire II envahit le royaume Burgonde, par sa seule prière, il réussit à repousser les troupes ennemies. Victime des calomnies de Farulfus, à qui Clotaire confie la Bourgogne, et qu'il refusait de servir, et de Medegesil, jaloux de lui, il est exilé par le roi en Neustrie, dans le pays païen de Vimeu, chez le duc Boson Landegesil. Il s'établit dans la vallée de la Bresle et en profite pour convertir les populations locales et baptiser de nombreuses personnes. Mais les Sénonais pleurent leur évêque, surtout devant les exactions de Medegesil, et ils demandent à Clotaire de le rappeler d'exil. Le roi, cédant à leur demande, rappelle Loup qui rentre à Sens sous les honneurs. Il est plus vertueux que jamais et accomplit de nombreux miracles.

 

Il a suscité selon R. Gauthier, de nombreux pèlerinages, que ce soit dans le Satinais (Cepoy, Sondreville la Franche), en Beauce (Aschères le Marché, Sermaises), en forêt d'Orléans (Lorris, le Moulinet sur Solin), en Sologne (Cerdon, Neuvy en Sullias), en Val de Loire (Ingré, Saint Jean de Braye) et en Puisaye (Cernoy en Berry). Il faudrait encore ajouter à cet inventaire les églises placées sous son vocable (Amilly, Dampierre en Burly, Pannes...) et celles qui en conservent des représentations ou des reliques (Ervauville, Olivet), les paroisses où ont existé des confréries (Courtenay, Nogent sur Vernisson, Saint Benoît sur Loire, Vimory) ou des manifestations plus profanes (comme la foire de Beaugency) et, bien sûr, les villages de Saint Loup de Sonois et de Saint Loup des Vignes. Ceci porte à une quarantaine le nombre de communes où l'on vénérait et où l'on fête encore parfois, saint Loup. Il meurt un premier septembre, date à laquelle il est aujourd'hui honoré, en odeur de sainteté.

Guérisons

 

A Cernoy en Berry, comme à Saint loup des Vignes, des monceaux de melons étaient vendus à cette occasion : « chevaux de bois, loterie, marchands de berlingots, baraques diverses, cabaret plein de consommateurs, melons en tas d'un mètre pour tenter les chalands, une foule grouillante évoluait au milieu de tout cela ». Saint Leu de Cerdon avait le pouvoir de guérir de la peur et des convulsions, mais aussi d'autres maladies : polyomélite, croup. Il suffisait d'emmener l'enfant ou un de ses vêtements à la bénédiction. Des « voyageurs » existaient. Ainsi à Brinon sur Sauldre, quand un enfant était au plus mal, on y envoyait le père Desnous. Il y allait en courant et devait y être pour la « petite messe». Dès qu'il mettait le pied sur le territoire de Cerdon, le petit malade cessait de pleurer. « Ça faisait un contact à l’enfant », nous confiait L. Villoing en 1980. De tels voyages avaient également lieu à Dampierre en Burly ou Ingré... On attribue encore à saint Loup, des miracles sur son tombeau.

Extrait tiré du « Reflets du Loiret » de septembre 2011


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