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ÉGLISE ORTHODOXE DE FRANCE

LIVRE DES SERVANTES

Centre Orthodoxe d’Edition et de Diffusion

SOMMAIRE

Les Servantes de l’Église

Avant-Propos

L’esprit du service

Les différentes parties du Temple

Instructions pratiques

Signification des sept offrandes

Les couleurs liturgiques et leur signification

Préparation des offices

Les particularités de chaque temps liturgique

Les sacrements

Préparation de l’huile des malades (bénie le Mercredi Saint)

Préparation du pain liturgique

Recette de la paska

LES SERVANTES DE L’ÉGLISE

Le groupement des Servantes de l’Église a déjà son passé, ses épreuves et sa joie.

Il est né en pleine guerre. Pendant l’occupation de Paris, la future Servante-Mère et celle qui devait toujours l’aider fidèlement, Maryse Laprairie, se rendaient à Cognac pour fuir les troupes allemandes. Dans le monastère où elles logeaient se trouvait une vaste bibliothèque où «dormait» l’œuvre de saint Jean Chrysostome. Elles se mirent à la lire, et celle-ci leur communiqua la pensée de rassembler les femmes aimant l’Église de France afin de pouvoir la servir. La fondatrice a longuement prié saint Jean Chrysostome avant d’écrire le règlement qui reçut le plein accord du père Eugraph Kovalevsky.

En 1943, de retour à Paris, le père Eugraph bénit le projet. Il réunit aussitôt quelques femmes.

Le 1er novembre 1945, le métropolite Nicolas de Kroutitsky, bras droit de Sa Sainteté le patriarche Alexis 1er de Russie, de passage à Paris, écrivait : «Que Dieu bénisse cette œuvre bonne et sainte !».

AVANT-PROPOS

En contemplant le monde déifié et glorifié, le psalmiste nous parle de notre Seigneur, le plus beau des fils de l’Homme qui est aussi le Fils de Dieu, et à sa droite, la Reine parée d’or d’Ophir, Notre- Dame, Marie. Auprès d’elle se tient sa suite, ses compagnes introduites au milieu des réjouissances et de l’allégresse dans le Temple du Roi.

Qui est cette suite, qui sont ces compagnes ?

Ce sont les femmes de toute race, de toute tribu, de toute nation, de tous les temps qui ont connu ces paroles exquises, bouillonnant et débordant de leur cœur : «mes œuvres sont pour le Seigneur», qui accourent à l’odeur des parfums dans l’Église où habite l’Esprit; qui aiment la justice et haïssent le mal, qui ouvrent leur main à l’indigent et tendent leur main au pauvre, qui travaillent dans le Temple et ne mangent pas le Pain consubstantiel dans l’oisiveté.

Ce sont les saintes et les justes ; les saintes Marie-Madeleine, Marthe et Sarah, servantes et femmes myrrophores, Catherine d’Alexandrie, défenseur du dogme. Olympiade, la diaconnesse courageuse et aide choisie de saint Jean Chrysostome, Nina, égale aux Apôtres, évangélisatrice de toute une contrée (la Géorgie), Geneviève, la veillante chrétienne des Gaules, Catherine de Sienne, porteuse de paix en Occident, sainte Julienne, joie des épouses et des femmes fortes…

Voici la suite de la Reine. Elles appellent celles qui sont oisives à les suivre et à faire la route qui mène vers le Paradis. Qu’elles daignent, nous les implorons, introduire les Servantes de l’Église auprès de la Reine, dans le temple du Roi.

Cependant que les fils de saint Benoît ont constitué «une école du service du Seigneur» (Saint Benoît; Règle, Prologue, 45), les Servantes de l’Église constitueront une école du service de l’Église, l’Épouse du Seigneur.

Elles auront pour patronne, la Vierge Marie, la Divine Servante, et avec son concours, elles essaieront de servir la Sainte Trinité, dans l’Église. Elles serviront l’Église de toute leur force, de tout leur esprit, de tout leur cœur, tout en accomplissant leur labeur au milieu du monde.

Le jour de l’Annonciation sera leur fête. Auprès de celle qui répondit à Gabriel : «Je suis la servante du Seigneur» (Luc 1, 38), qu’elles disent très humblement et très dignement : voici les Servantes de l’Épouse du Seigneur.

Elles suivront l’exemple de Marie qui, assise aux pieds de Jésus, «écoutait Sa parole» (Luc 10,39) et celui de Marthe qui «Le servait» (Jean 12, 2).

Les Servantes uniront trois actions nécessaires à leur service. Les voici, successivement, en proposant de les méditer pour mieux en pénétrer la richesse.

1- Le service liturgique, voici l’action première des Servantes de l’Église. La liturgie est la conversation de l’homme avec Dieu et surtout de Dieu avec l’Homme, une hymne céleste qui, au travers de l’Ancien Testament et des Évangiles, puis des âmes des apôtres et des saints, s’en vient jusqu’à nous. Elle est le Magnificat de la Vierge, le «parfum de nard très pur, très précieux, sur les pieds de Jésus» elle est la nostalgie humaine de la Sainte Trinité. Elle possède déjà ce qu’elle désire.

La liturgie est aussi la femme forte qui ouvre les portes de la Maison-Église aux hommes qui passent, qui parle leur langue, leur rendant l’amitié de Dieu, la charité du Christ et la flamme du Saint-Esprit dans des paroles simples.

Le devoir essentiel des Servantes sera, par conséquent, de communier à la liturgie. Elles y participeront d’une manière complète chaque dimanche et dans la semaine autant qu’elles le pourront. Durant les services communautaires, elles aideront leurs frères et sœurs à suivre et célébrer la prière commune. En privé, elles prieront souvent et une fois par mois si possible se réuniront pour dire leur office propre.

Il est nécessaire qu’elles étudient, sous la direction de leurs pères spirituels et chacune selon ses possibilités, l’histoire de la liturgie et la théologie qu’elle exprime, afin que liturgie et théologie deviennent toujours plus pour elles «la source d‘ eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle».

2- Les Servantes s’appliqueront ensuite au service des âmes. Elles sont à la disposition des prêtres pour les aider à soutenir les faibles, apaiser les violents, visiter les timides, les malades et les pauvres. Qu’elles soient toujours en accord, dans ces démarches, avec le pasteur responsable des âmes. Si un différend intervenait entre elles et le prêtre, qu’elles s’adressent, avant d’agir, à la Servante des Servantes. Elles s’occuperont avec une douceur particulière des enfants, soit en les enseignant, soit en les distrayant, mais surtout elles les aimeront attentivement.

3- Ces deux services, le service liturgique et le service des âmes, sont complétés par le service matériel. Ce dernier est très vaste et l’on ne peut prévoir toutes scs activités. L’activité immédiate est de veiller à la propreté de l’église et du linge sacré, à la beauté de l’autel et à l’ordre dans la musique. Ensuite, suivant les circonstances, les Servantes ouvriront des ateliers, de couture par exemple… Qu’elles aient aussi dans leurs projets de créer un foyer et des œuvres pour enfants, dans une atmosphère de joie et de droiture.

L’ESPRIT DU SERVICE

L’esprit des Servantes est soutenu par quatre qualités importantes : l’obéissance, la discrétion, l’humilité et la miséricorde.

– Qu’elles soient obéissantes envers leurs supérieurs et leurs compagnes, car «l’obéissance témoignée aux supérieurs ou à leurs égales est rendue à Dieu» (Saint Benoît, Règle, ch. VI, 15). Elles apprendront à rompre leur volonté et à l’accorder aux volontés des autres. L’union des volontés, dans le respect des supérieurs, conduit à la maîtrise du cœur et contribue à l’harmonie du monde.

– Que les Servantes soient discrètes. La discrétion consiste à savoir garder le silence ou à ne parler qu’à propos. «Je surveillerai mes voies afin de ne pas pécher par ma langue, j’ai placé une garde à ma bouche» (Psaume 38). Étant donné la situation qu’elles occupent dans les églises, tout bavardage deviendrait bien vite un colportage d’église à église et il vaudrait mieux alors qu’elles n’existassent point

Elles se tairont pendant les offices, ne profitant pas de leurs tâches particulières pour parler et briser la prière.

Elles ne questionneront ni les prêtres, ni les fidèles et surtout, elles ne se poseront pas de questions entre elles. Chaque Servante gardera le silence de son cœur, les confidences reçues et les histoires tristes ou comiques auxquelles elle assiste. Que les hommes étonnés leur appliquent le proverbe «une femme discrète vaut deux hommes silencieux».

Mais si l’on sait se taire, il faut savoir écouter. Si les Servantes savent écouter, les âmes viendront naturellement vers elles ;

beaucoup de heurts pourront ainsi être évités ei de nombreuses réconciliations suscitées.

L’humilité est un des dons excellents que Dieu nous accorde, «l’échelle apparue en songe à Jacob et sur laquelle étaient montrés des anges qui montaient et descendaient» (Saint Benoît, règle, ch. VII, 6).

Ce moyen de monter vers Dieu nous est donné à chacune pour «la» servir. Par l’humilité, la Servante devient en premier lieu sa propre Servante ; c’est-à-dire qu’elle se libère, se dépouille de scs faux sentiments et de scs pensées inutiles. Elle sert son âme.

Il existe dans le service de l’Église et des frères, un grand danger : il peut offrir une excuse à ne point méditer ni prier, et faire naître le contentement d’avoir été choisie. Sans l’humilité il ne peut y avoir de service. C’est la qualité primordiale de la Servante. Elle plonge scs racines dans le cœur et le transforme ; et transformer son cœur, c’est transformer l’univers.

Que les Servantes ne cherchent pas trop une méthode pour devenir humbles. Les anges qui montent et descendent le long de l’échelle divine les guideront à travers les événements quotidiens.

Si les Servantes sont obéissantes, discrètes et humbles, il leur semblera naturel d’être miséricordieuses.

Certes, il leur arrivera de constater les imperfections, mais qu’elles ne jugent pas, et, par dessus tout, qu’elles pardonnent et fassent pardonner. La miséricorde consiste aussi à donner plus qu’on vous demande. Elle vous emporte sur un autre domaine, celui de la Résurrection. Lorsqu’on croit à la miséricorde de Dieu, l’on ne peut plus désespérer et l’on acquiert la joie intérieure.

Que les visages des Servantes resplendissent de joie.

Il ne faut pas hésiter, malgré notre faiblesse et les soucis de ce monde, à devenir Servante de l’Église et à s’imposer une discipline. La discipline est semblable à l’armure d’un chevalier. Même si ce chevalier est un homme ordinaire, le fait de revêtir son armure lui donne du courage et le sentiment plus vif de son idéal. Servir, c ’est aussi combattre, prisonnier et soldat du Christ. Ayons la volonté bonne, revêtons l’armure du salut, et Dieu fera la volonté bonne. Revêtons l’armure du salut, et Dieu fera le reste selon nos capacités.

Fait le 29 août 1945 à Paris,
ville de sainte Geneviève,
le jour de la fête de sainte Sabine

LES DIFFÉRENTES PARTIES DU TEMPLE

Il comporte plusieurs parties :

– le narthex où se tiennent les catéchumènes et où la table d’offrande est installée,

– la nef où se tiennent les fidèles, comprend la chaire et l’ambon

– le sanctuaire où se tient le clergé,

– la prothèse, si possible à gauche lorsqu’on regarde l’autel, où se préparent les Saintes Espèces.

– le diacanicon ou sacristie.

Inscription à déposer sur la table d’offrandes ou à rentrée de l’Église:

«Fidèles, demandez un diptyque et, suivant l’ancienne coutume, inscrivez les prénoms de vos amis ou ennemis, vivants et défunts. Au cours de la Divine Liturgie, lorsque le diacre l’annoncera, ils seront prononcés à haute voix et offerts à Dieu. Si vous désirez ajouter des noms nouveaux, reprenez votre diptyque et complétez-le !»

LE NARTHEX

Il était réservé autrefois aux catéchumènes et aux non baptisés. Il comprend :

– les portes royales qui séparent le narthex de la nef,

– les fonts baptismaux avec l’icône du Baptême du Christ dans le Jourdain,

– un bénitier, à l’entrée de l’église (si possible),

– la table d’offrandes où l’on peut se procurer les six offrandes suivantes : le pain (prosphora), le vin, l’huile, l’encens, les diptyques, les cierges.

– près de la porte d’entrée, l’icône du Golgotha (si possible).

Les icônes placées dans l’église devront être traditionnelles, peintes à la main. Devant et auprès de chaque icône brûle une veilleuse, dans la mesure du possible.

LA NEF

Elle comprend :

– les portes saintes qui séparent la nef du sanctuaire (Saint des Saints),

– une icône du Christ, placée à droite des portes saintes.

– une icône de la Mère de Dieu, à gauche des portes saintes. Ces deux icônes, dans les lieux où il n’y a pas de portes saintes, délimitent l’espace de ces portes.

– un chandelier devant l’icône du Christ, un autre devant celle de la Vierge et si possible, un chandelier de chaque côté des portes saintes,

– la chaire de l’Évangile, située à gauche en regardant l’autel,

– Vambon, situé à droite (chaire et ambon tournés vers les fidèles).

– un pupitre pour la chorale.

LE SANCTUAIRE

Il est séparé de la nef parle chancel ou «banc de communion», genre de barrière qui s’ouvre en trois endroits : les portes latérales sont celles qu’empruntent les laïcs, lesordres mineurset les servantes de l’église, avant ou après les offices, lorsque le service de l’autel exige qu’ils y accèdent. L’entrée centrale est pour les célébrants : évêque, prêtres, diacres et sous-diacres. Cette entrée (entrée des Saints) est délimitée par les «portes saintes». qui traditionnellement représentent l’Annonciation. Ces portes se ferment sur les Mystères et s’ouvrent à des moments précis. Les femmes, hormis les servantes désignées pour cela, ne doivent pas passer par la prothèse. Quant au diaconicon, il est souhaitable que seuls le clergé et les servantes de l’église y pénètrent.

Au centre du sanctuaire se trouve l’autel (Trône, Tombeau, Table eucharistique), à gauche, en regardant l’autel, se trouve la prothèse, à droite, le diaconicon.

INSTRUCTIONS PRATIQUES

Lorsqu’une servante est choisie pour s’occuper particulièrement du sanctuaire, elle doit demander au prêtre qu’il bénisse scs mains, afin qu’elle puisse toucher les objets sacrés de l’église.

Lorsque la servante pénètre dans le sanctuaire, elle peut dire la prière suivante :

«Ce lieu est redoutable, c’est la Maison de Dieu, la Porte du Ciel»

et en changeant la nappe d’autel :

«Salut Parole de la vie éternelle ! Salut, Trône du Très-Haut !»

Dans le sanctuaire, on mettra également :

– une réserve d’eau bénite,

– l’huile des malades et l’huile des catéchumènes,

– un goupillon pour l’eau bénite,

– une petite boîte précieuse pour emporter les Saints Dons aux malades (ne peut servir qu’aux clercs majeurs),

– du sel béni pour les baptêmes.

On ne doit trouver dans l’église aucun objet non liturgique.

L’AUTEL

– trois nappes blanches superposées l’une suffisamment longue pour retomber de chaque côté de l’autel, les deux autres plus petites, celle du dessus doit toujours être unie, sans dentelle ni broderie, afin de ne pas risquer de laisser une parcelle du Divin

Corps du Christ

– la Croix du Christ, devant laquelle brûle, si possible, une veilleuse centrale toujours allumée,

– six chandeliers, trois de part et d’autre de la veilleuse centrale. On les allume pour les liturgies et aux vêpres, au moment de l’hymne «Lumièrejoyeuse…»,

– sept veilleuses, au dessus de l’autel, allumées aux vêpres, le dimanche et aux fêtes,

– l’antimension renfermant les reliques sur lesquelles sont célébrés les Divins Mystères. En dehors de la célébration il est replié dans une poche, aux couleurs liturgiques, appelée « bourse »,

– l’Évangéliaire.

– une croix de bénédiction,

– une lance, ou couteau, pour découper l’Agneau. Cette lance reste sur l’autel et ne sert à découper que l’Agneau consacré.

– des flacons contenant le Saint-Chrême, l’huile des malades et celle des catéchumènes.

LA PROTHÈSE

Le diacre ou le prêtre y prépare les Saints Dons avant la liturgie et y nettoie les vases sacrés à la fin de la Liturgie.

– une table (si possible) aussi haute que l’autel, recouverte d’une nappe blanche.

– une icône de la Nativité du Christ

– un bougeoir.

– un calice et une patène.

– une étoile (ou astérisque),

– un couteau pour préparer l’Agneau non encore consacré (prosphora) et le «pain béni »,

– un pain liturgique.

– une carafe d’eau,

– une carafe de vin rouge (du vin cuit, naturel),

– une planche à pain,

– une petite cuiller pour donner la communion aux bébés,

– le ou les voiles de calice aux couleurs du temps liturgique,

– deux ou trois linges de communion rouges en tissu lisse, que l’on brûle lorsqu’ils sont trop salis, on ne peut laver un tissu sur lequel est tombé une goutte du Précieux Sang,

– une petite brosse pour nettoyer les miettes qui sont recueillies dans une boîte, puis mises dans la terre, ou brûlées.

LE DIACONICON ou sacristie (selon les possibilités)

– une table,

– un chandelier, des allumettes,

– un encensoir avec charbons et encens,

– une coupe et une aiguière, un linge blanc marqué d’une croix pour essuyer les mains.

LINGE DE L’EGLISE

Prévoir plusieurs jeux de nappes pour l’autel, la prothèse, le diaconicon et le lavabo. Enlever les nappes d’autel en les repliant vers le centre de façon à ne pas laisser tomber des miettes du Corps du Christ si par hasard il s’en trouvait Les nappes d’autel doivent être lavées de la façon suivante : déplier soigneusement chaque nappe au- dessus d’une bassine remplie d’eau sans lessive (il est conseillé de prier pendant ce travail. L’eau de la bassine est jetée dans la terre ; en ville s’en servir pour arroser ses plantes), la secouer, puis la tremper plusieurs fois ; ensuite l’essorer. Après cela procéder comme pour une lessive normale à la machine à laver – il est préférable de laver le linge de l’église seul.

Vérifier souvent les aubes, cordons et amicts : qu’ils soient propres et raccommodés. Les ornements sacerdotaux ainsi que les voiles d’icônes, évangéliaire etc., doivent être nettoyés en temps utile.

MENAGE DE L’EGLISE

Il incombe à la servante chargée de cette tâche de veiller à la propreté méticuleuse de l’église. Il est difficile de tout énumérer dans le détail, mais on fera particulièrement attention à ce que les toiles d’araignées, les taches d’huile et de bougie, la poussière ne s’accumulent pas. Il faut aussi penser à astiquer les objets en argent et en cuivre, ainsi que les objets de bois.

PRÉPARATION D’UNE FÊTE

– préparer : linges liturgiques ainsi que les aubes, cordons, amicts etc.,

– compléter la réserve d’huile, vin, encens, cierges, charbons, veilleuses,

– acheter des fleurs pour orner l’église,

– préparer les textes liturgiques et les partitions, s’il n’y a pas d’autres personnes désignées pour cela.

SIGNIFICATION DES OFFRANDES

Les sept offrandes sont la participation de toute notre vie à la Divine Liturgie.

Pain et vin: deviennent le Corps et le Sang du Christ,

Encens: notre prière se mêle à celle des Armées célestes, et des saints.

Huile: symbole de paix,

Diptyques: offrande des prénoms des vivants et défunts.

Cierges: la flamme de notre prière.

Argent: entretien de la Maison de Dieu qui est notre maisonet

de ceux qui ont besoin de secours.

LES COULEURS LITURGIQUES
ET LEUR SIGNIFICATION

Or et blanc: Soleil, lumière, pureté. Aux fêtes du Christ : Noël, Épiphanie, Théophanie, Sainte-Cène. Résurrection, Ascension, Transfiguration.

Blanc: Pureté. Baptême, mariage, enterrement de l’évêque ou d’un enfant ; fête de la Sainte Trinité, fête des vierges, des évêques et confesseurs non martyrs.

Fêtes de la Vierge Marie, Mère de Dieu.

Rouge: Feu, sang, amour. Rameaux, Pentecôte, Toussaint et les fêtes des martyrs.

Vert: Espérance, la nature par sa verdeur manifeste l’espérance du monde nouveau. Temps après la Pentecôte et après l’Épiphanie.

Violet: Sagesse, pénitence. Temps de l’Avent et du Carême, Semaine Sainte, Quatre-Temps,

PRÉPARATION DES OFFICES
LA LITURGIE

La préparation est, en principe, faite par les ordres mineurs.

– remplir les veilleuses, les allumer,

– changer les souches et les cierges,

– enlever les fleurs fanées dans toute l’église,

– à la prothèse, préparer une carafe d’eau, une carafe de vin et une prosphora, un cierge allumé,

– dans le diaconicon, remplir le lavabo,

– dans la nef. ranger les chaises et éventuellement, préparer les partitions.

– à la table d’offrandes, voir s’il y a suffisamment de bouteilles d’huile et de vin à offrir, ainsi que les petits sacs d’encens,

– dans la sacristie ou le lieu réservé à cela, préparer les ornements du prêtre, déposés si possible, sur une table de la manière suivante : étaler la chasuble, le devant contre la table, poser le cordon en largeur de la chasuble, l’étole en longueur de la chasuble, déposer l’aube sur le tout, le devant contre la table, placer l’amict déplié sur l’aube.

– pour l’habillement de l’évêque. on procédera ainsi : poser d’abord le pallium ou omophorion, puis la chasuble, le devant contre la table, puis la dalmaticelle, de la même façon, étaler le cordon en largeur et l’étole en longueur, déposer l’aube, le devant contre la table, puis l’amict ; placer la mitre à côté des ornements.

AVANT LA DIVINE LITURGIE :

– aux messes des fériés, allumer les six cierges sur l’autel.

– aux vêpres du dimanche, allumer les sept veilleuses, les six cierges le seront pendant l’hymne *Lumière joyeuse…».

– aux messes du dimanche et aux fêtes célébrées aux fériés, allumer les sept veilleuses et les six cierges.

PENDANT LA DIVINE LITURGIE :

– apporter les paniers pour les offrandes, quand le diacre dit : *Apportons nos offrandes…»

– faire la quête.

sonner la cloche : le dimanche quarante coups avant le début de la liturgie, trois coups pour le Sanctus sonnés assez forts, trois fois trois coups après l’Épiclèse (sonnerie plus adoucie; on laisse un temps mort entre chaque série de trois coups).

APRES LA DIVINE LITURGIE :

– tout ranger et éteindre cierges et veilleuses qui doivent l’être.

VÊPRES

– voir si les veilleuses sont remplies et les souches changées,

– déposer sur l’autel la chape que le célébrant revêtira au cours de l’office,

– déposer ladalmatique et l’étole diaconales dans le diaconicon

MESSE DES PRÉSANCTIFIÉS

Cette Messe est célébrée :

– quatre fois par an les mercredi et vendredi des Quatre-Temps (la liturgie solennelle du dimanche est célébrée le samedi soir

le jour liturgique commence à la nuit tombante, en vigile). La veille, on préparera pour la consécration assez de prosphoras et de vin pour ces messes des Présanctifiés.

– aux fériés de Carême : de même, prévoir le dimanche suffisamment de prosphoras et de vin pour toute la semaine.

– pour les lundi, mardi et mercredi Saints : le dimanche des Rameaux on préparera donc quatre prosphoras.

Les Samedis des Quatre-Temps, pendant la confession générale. le prêtre est en chape et étole et revêt, après l’absolution individuelle, la chasuble sur la soutane. La chasuble sera préparée dans le diaconicon.

Aux messes des Présanctifiés les offrandes et le pain béni sont omis. La quête se fait pendant les Litanies après l’Évangile.

Les ornements sont violets (sauf pour le samedi des Quatre- Temps de printemps où ils sont blancs – fête de la Lumière incréée); les célébrants ne revêtent ni aube, ni amict, ni cordon.

LES PARTICULARITÉS
DE CHAQUE TEMPS LITURGIQUE
TEMPS DE L’AVENT

Les ornements sont violets jusqu’à Notl (sauf le deuxième dimanche de l’Avent).

DEUXIEME DIMANCHE DE L’AVENT : Présentation au Temple de la Très Sainte Vierge Marie. L’église reste ornée de violet, tandis que les ornements des célébrants, l’évangéliaire, le voile de calice, la poche d’antimension sont blancs ou bleus. Les fidèles tiennent des cierges allumés.

QUATRE-TEMPS D’HIVER
(date fixée par le calendrier)

Les ornements de l’église et du clergé sont violets.

Mercredi et vendredi : messe des présanctifiés.

Samedi : liturgie solennelle du dimanche célébrée en vigile.

LA SEMAINE DES GRANDES ANTIENNES, à partir du 17 décembre :

Les sept veilleuses de l’autel sont allumées de la manière suivante (de gauche à droite, face à l’autel) :

17 décembre – Ô Sagesse ! une veilleuse

18 décembre – Ô Adonaï ! deux veilleuses

19 décembre – Ô Rejeton de Jessé !trois veilleuses

20 décembre – Ô Clef de David !quatre veilleuses

21 décembre – Ô Orient î cinq veilleuses

22 décembre – Ô Roi des nations !six veilleuses

23 décembre – Ô Emmanuel !sept veilleuses

LA SAINTE RENCONTRE (2 février)
La Chandeleur

Le 1er février, avant les vigiles, on prépare les ornements blancs pour toute l’église et pour les célébrants. L’église est ornée de fleurs. L’icône de la Sainte Rencontre est exposée près de la Chaire.

PRÉPARATION DE LA BÉNÉDICTION DES CIERGES

Préparer une petite table, près des portes saintes avec :

– un plat contenant des cierges.

– le goupillon et un chandelier allumé.

Prévoir une grande quantité de cierges à la Table d’offrandes pour les fidèles. En garder, après l’office, quelques-uns en réserve pour les absents.

Laisser l’icône exposée pour le lendemain, fête de saint Siméon et sainte Anne. Après cette fête les ornements blancs sont enlevés.On remet les ornements verts jusqu’aux Gésimes.

LES GÉSIMES

SEPTUAGESIME

Après vêpres, mettre dans l’église les ornements violets sous les ornements verts. Pendant les vêpres et la liturgie, les célébrants sont revêtus d’ornements verts. Près des portes saintes, déposer sur une table la chasuble et l’étole violettes qui seront bénies au moment du rit de la Honte et de la Nudité d’Adam. Les ornements verts de l’église seront enlevés. C’est la bénédiction de tout l’ornement violet, ornement du Grand Carême. L’église reste ornée de violet jusqu’au Samedi Saint, seuls les ornements des célébrants, les voiles de calice, l’évangéliaire, la poche d’antimension, changent à certaines fêtes.

SEXAGESIME

Tout reste violet. Aucun changement

QUINQUAGESIME

A la fin de la liturgie : rite de l’enterrement de l’alleliua.

Préparer le cierge pascal de l’année précédente à côté des fonts baptismaux.

MERCREDI DES CENDRES

Installer, si possible, les rideaux violets derrière l’autel. Les prêtres sont en chape et étole ou étole seule. Préparer la chasuble violette sans aube, ni amict, ni cordon dans le diaconicon, ainsi que les dalmatique et étole du diacre. Ils les revêtiront au moment de la Messe des Présanctifiés qui suit l’imposition des cendres et le pardon mutuel. (Pour la préparation, voir messes des Présanctifiés).

BÉNÉDICTION ET IMPOSITION DES CENDRES

Préparer sur une table, devant les portes saintes, un plat métallique contenant les rameaux bénits de l’année précédente, que le prêtre brûlera pendant l’office. Les cendres serviront au célébrant pour signer le front des fidèles. Placer auprès du plat le goupillon ou un rameau, une coupe contenant de l’eau bénite, un chandelier ainsi qu’une coupelle pour contenir les cendres, des linges blancs pour que les prêtres s’essuient les mains (coupelles et linges autant que de prêtres présents). Les fidèles tiendront un cierge qui sera allumé à l’Évangile. Pendant le Carême, il n’y a pas de fleurs à 1 ’autel, sauf le Dimanche de «Lætare». Les messes des fériés sont des messes des Présanctifiés et il n’y a pas d’offrandes.

QUADRAGESIME

(Premier dimanche de Carême et du Triomphe de l’Orthodoxie)

L’église reste en violet. Les ornements des célébrants, voiles de calice, évangéliaire sont blancs.

TROISIÈME DIMANCHE DE CARÊME

Célébration habituelle.

QUATRIÈME DIMANCHE DE CARÊME

Lætare

Exposer une croix ornée de fleurs rouges à la vénération des fidèles, pour les vêpres et la liturgie. Mettre une rose rouge au pied de la croix d’autel.

Le vendredi de la quatrième semaine de Carême : fête de Notre-Dame de Carême. L’icône de la Vierge est ornée de fleurs.

L’ANNONCIATION (25 mars)

Si la fête tombe pendant la Semaine Sainte, elle est reportée après Pâques. Les ornements des célébrants ainsi que les voiles de calice, l’évangéliaire, la poche d’antimension sont bleus ou blancs. L’icône de l’Annonciation ou celle de la Vierge Marie, est exposée, ornée de fleurs, à la vénération des fidèles.

CINQUIÈME DIMANCHE DE CARÊME
La Passion

Avant les premières vêpres (le samedi soir), toutes les icônes et la Croix d’autel sont voilées de violet et le restent jusqu’au Samedi Saint.

VIGILES DES RAMEAUX
La résurrection de Lazare

Toute l’église est ornée de branchages, rameaux et palmes. Les palmes ou le buis seront tenus par les clercs et les fidèles pendant la liturgie du dimanche. Préparer du buis à l’entrée de l’église, pour les fidèles le dimanche. Les ornements de l’église restent violets. Ceux des célébrants, les voiles de calice, l’évangéliaire et la poche d’anti-mension sont rouges. De même pour la fête des Rameaux. Les fidèles tiennent des cierges allumés.

DIMANCHE DES RAMEAUX

– préparer sur la prothèse, en plus de la prosphora du dimanche, plusieurs prosphoras pour les messes des Présanctifiés.

– Placer sur une petite table une corbeille de rameaux que le célébrant bénira au cours de l’office, un goupillon et un chandelier. Les fidèles tiennent des cierges allumés.

Le dimanche soir, enlever avant les deuxièmes vêpres des Rameaux tous les branchages qui ornaient l’église.

SEMAINE SAINTE

Lundi, Mardi et Mercredi Saint, le matin :

MESSE DES PRESANCTIFIES : (voir préparation au chapitre correspondant). Les fidèles tiennent des cierges allumés à tous les offices de la Semaine Sainte.

MERCREDI SAINT

Préparation de l’huile des malades : voir page 46.

1 – SACREMENT DE L’ONCTION

– préparer une table à droite ou à gauche des portes saintes sur laquelle on déposera :

– un chandelier avec un (ou sept) cierge(s) allumé(s).

– autant de flacons remplis d’huile des malades et de pinceaux que de prêtres présents ; prévoir aussi suffisamment de flacons pour les onctions durant l’année.

– des corbeilles remplies de morceaux de coton pour que les fidèles puissent s’essuyer. et à partir du 17 décembre, on prépare la Crèche. L’Enfant Jésus est déposé sur l’autel jusqu’aux vêpres de Noël.

NOËL

PRÉPARATION DEL’EGLISE

– s’occuper du linge, des ornements, du ménage.

– fleurs blanches et roses, et branchages dans toute l’église.

– exposer l’icône de la Nativité à la vénération des fidèles.

– préparer, si possible, des agapes pour tous.

– les ornements et les vêtements liturgiques sont blancs et or le resteront jusqu’au deuxième dimanche après l’Épiphanie inclus.

– la crèche est enlevée après la fête de l’Épiphanie ou 40 jours après Noël.

– pendant la Nuit de Noël, les fidèles tiennent des cierges allumés.

SAINT JEAN L’ÉVANGÉLISTE (27 décembre)

RIT DE LA COUPE DE SAINT JEAN

Préparer une très grande coupe, dans laquelle le prêtre versera du vin qui sera bu par les fidèles à la fin de la Divine Liturgie, au moment du rit de la Coupe.

ÉPIPHANIE (6 janvier)

– les ornements sont blancs : église et clergé.

– orner l’église de fleurs.

THÉOPHANIE
Premier dimanche après l’Épiphanie)

Les ornements sont blancs : clergé et église. L’église est ornée de fleurs, particulièrement le baptistère. L’icône du Baptême du Christ dans le Jourdain est exposée à la vénération des fidèles. Les fidèles tiennent des cierges allumés.

PRÉPARATION DE LA BÉNÉDICTION DES EAUX

– vider et laver les Fonts baptismaux (autant que possible 1 ’eau ne doit pas être jetée mais versée dans la tene).

– remplir les Fonts baptismaux d’eau fraîche et placer auprès plusieurs récipients d’eau (suivant l’importance de la paroisse). Cette eau sera bue à la fin de la Bénédiction, les fidèles en emporteront dans de petits flacons préparés à cet effeL Prévoir une réserve d’eau bénite de l’année, pour la paroisse

– préparer une croix pour la bénédiction et un linge blanc pour que le prêtre puisse s’essuyer les mains.

– déposer le goupillon qui servira pour bénir les fidèles.

– prévoir des verres pour que l’on puisse boire l’eau bénite.

Au moment de la Bénédiction des Eaux, allumer le Cierge pascal et tous les cierges autour du baptistère.

L’icône du Baptême du Christ reste exposée pour la fête de l’Ami de l’Époux et pendant l’octave si on le désire.

LES NOCES DE CANA
(Deuxième dimanche après l’Épiphanie)

C’est la fête des familles chrétiennes : au moment des Diptyques, les familles apportent les sept offrandes. Il faudra donc prévoir une importante réserve de pain, de vin, d’huile, d’encens, de cierges, préparer aussi des diptyques neufs.

Enlever les ornements blancs et mettre les ornements verts pour les vêpres du dimanche soir.

– des cierges pour le clergé.

– des linges blancs ou des essuie-tout blancs pour essuyer les mains des prêtres officiants.

Le tout esi recouvert d’un voile violet.

– les sept veilleuses de l’autel sont éteintes ainsi que les veilleuses de l’église.

– les cierges de l’autel sont allumés ainsi que ceux des fidèles.

– les prêtres sont en soutane et en chasuble (ou chape) et étole violettes. les diacres en soutane et dalmatique et étole violettes. Prêtres et diacres ne portent pas d’aube.

2 – POUR LES NOCTURNES DU JEUDI SAINT anticipés au mercredi soir :

– préparer le chandelier à 15 branches. Il sera placé au milieu de la nef dans l’allée centrale après l’onction des fidèles.

– prévoirun bougeoir derrière l’autel pour recevoir le dernier cierge du chandelier à 15 branches que le célébrant y apportera à la fin des Nocturnes.

– pour l’extinction des 14 branches suivre les livres liturgiques.

– on éteint les cierges deux à deux en commençant par les extrémités du chandelier (sans toucher à celui du centre).

– prévoir une personne de chaque côté pour le faire.

– le célébrant est en chape et étole violettes, les autres prêtres portent seulement une étole violette, les diacres sont en soutane, dalmatique et étole violettes.

– D n’y a pas de quête, on peut, si on le désire, placer une servante avec un panier et un cierge allumé à la porte de l’église à la fin des Nocturnes.

– prévoir une crécelle.

JEUDI SAINT

1- PRÉPARATION DU REPOSOIR

– contre un des murs de la nef, préparer une table couverte d’une nappe immaculée qui ne servira qu’au reposoir.

– décorer cette table de vases emplis de fleurs en laissant le centre libre et d’autres vases de chaque côté, le célébrant y déposera les Saints Dons.

– placer sur le reposoir deux chandeliers (remplacés par le dicheirion et le tricheirion si l’évêque officie).

– les fleurs seront roses et blanches.

– sur un côté du reposoir, le chandelier à 15 branches. Il sera placé devant le reposoir après le dépôt des Saints Dons.

– prévoir une queue de rat et du feu pour allumer le chandelier à 15 branches ainsi que les deux chandeliers après la Post-Communion.

– la veilleuse de l’autel sera aussi déposée sur le reposoir en même temps que les Saints Dons.

– préparer sur l’un des côtés du reposoir les pique-cierges pour les intentions des fidèles lors de la vénération des Saints Dons après l’office et un récipient pour y déposer les cierges brûlés. s ’il n ’y a pas de clercs mineurs vérifier que les cierges du chandelier à 15 branches sont encore assez grands.

2- LA SAINTE CENE

– préparer sur la prothèse une grande prosphora et une grande carafe de vin : les fidèles boiront à la coupe.

– les ornements des célébrants, les voiles de calice, l’évangéliaire, la poche d’antimension sont blancs, tout le reste des ornements est violet.

– toute l’église est illuminée (veilleuses et cierges).

LAVEMENT DES PIEDS

Il a lieu pendant le récit de la Sainte Cène et est fai t par 1 ’évêque (qui peut permettre ailleurs la célébration de ce rit).

– prévoir 12 hommes pour jouer le rôle des disciples.

– préparer 12 aubes blanches propres, 12 amicts, 12 paires d’espadrilles (ou chaussons) blancs que les hommes chausseront pieds nus. -préparerun bassin, une aiguière, une carafe supplémentaire (pour remplir l’aiguière en cours de cérémonie), un récipient pour y vider l’eau du bassin chaque fois que celui-ci est plein. La carafe et l aiguière seront remplis d’eau dans laquelle on ajoutera une bouteille d’eau de rose. Tous ces récipients ne seront pas en plastique.

– au milieu de la nef disposer bancs ou chaises (les uns en face des autres) pour y faire asseoir les disciples.

– sur l’autel on disposera un linge blanc (environ 3,50m x 0,50m) dont le célébrant se ceindra les reins et avec lequel il essuiera les pieds des 12 disciples.

Prévoir les offrandes et les paniers de quête comme pour une liturgie normale.

2- DEPOUILLEMENT DE L’AUTEL

A la fin de la Sainte Cène, l’autel est complètement et rapidement dépouillé.

– ranger soigneusement tous les objets.

– prévoir un seau pour recueillir les veilleuses de l’autel au moment où le célébrant les enlève.

3- VEPRES ET NOCTURNES

Au cas où les Vêpres et les Nocturnes ne suivent pas la liturgie, il faudra rallumer le chandelier à 15 branches avam le début de l’office suivant.

– une personne assise auprès du chandelier éteindra deux par deux les 14 cierges en veillant à laisser allumé celui du centre que le célébrant prendra pour le placer derrière l’autel après le 12ème Évangile (prévoir un bougeoir derrière l’autel) qui sera rapporté ensuite devant le reposoir à la fin de l’office.

– pas de quête pendant les Nocturnes, une servante se tient avec un panier et un cierge allumé à la porte de l’église (uniquement si les Nocturnes ne suivent pas la liturgie).

-les acolytes sont en aube, les prêtres en soutane, et en chasuble (ou chape) et étole violettes ; les diacres en soutane, et en dalmatique et

à la fin des Nocturnes, placer devant le Reposoir les pique-cierges, des cierges et une corbeille pour recueillir les offrandes de cierges et les cierges brûlés.

VENDREDI SAINT

LES HEURES

Toute la nuit le Reposoir reste allumé, les Heures sont dites devant le reposoir.

LA CRUCIFIXION

– enlever le chandelier à 15 branches.

– préparer sur la prothèse une petite carafe d’eau, une petite carafe de vin, la lance.

– le clergé est en soutane, chasuble ou dalmatique et étole violettes, le clergé mineur ne participe pas à cette célébration.

– tout est éteint dans l’église, sauf les cierges et la veilleuses du reposoir.

– à la fin de l’office de la Crucifixion, vénération de la Croix.

– après l’office, enlever le reposoir et préparer le Tombeau orné de fleurs. Si les offices de la Crucifixion et de l’Ensevelissement sont soudés, il faudra préparer le Tombeau avanL

– préparer le chandelier à 15 branches.

LE TOMBEAU

– placer au milieu de la nef un coffre de bois, un banc, ou deux tréteaux et une planche.

– le laver avec de l’eau de rose après l’avoir bien nettoyé.

– le draper avec un drap blanc.

placer devant (vers le sanctuaire) le chandelier à 15 branches (vérifier la longueur des cierges).

– orner le Tombeau des fleurs ayant servi pour le reposoir. Meure des fleurs violettes là où sera la tête du Christ

– déposer sur l’autel dépouillé un drap blanc plié en trois qui sera le linceul (environ 4,50 m sur 4 m).

– déposer sur l’autel le parfum et un très gros morceau de coton pour oindre la Croix.

– les servantes qui ne savent pas ou n’ont pas le temps peuvent acheter «Weill de Weill».

Préparation du parfum – à parts égales : essences de muguet, lavande chèvrefeuille (on préférera les essences un peu huileuses), puis l’équivalent de ces essences enEau du Coq* de chez Guerlain et 10 gr d’huile d’olive la plus pure ou d’amande douce. Préparer le parfum en début de Carême. L’agiter de temps à autre jusqu’au Vendredi Saint pour que les différentes essences s’interpénétrent.

– Ou bien, acheter suivant son goût des essences florales – muguet, lilas, rose, chèvrefeuille, violette – (pas d’essences provenant d’animaux, tels le musc ou autres) ou des eaux de toilette (fruit de la passion, pêche, abricot, santal, citron, ambre, etc.), éviter trop de lavande ; se servir aussi de ses fonds de parfum. Mélanger petit à petit en se servant de son odorat pour apprécier chaque changement Lorsque c’est au point, laisser reposer, comme précédemment.

On peut commander des essences de parfums à la Parfumerie Fragonard 20, bd Fragonard – 06130 – GRASSE. Ils assurent les expéditions.

– l’église est éteinte, sauf le chandelier à 15 branches et les cierges des fidèles.

préparer des pique-cierges à côté ou derrière le Tombeau pour la vénération des fidèles ainsi qu’un panier pour recueillir les cierges brûlés.

LES NOCTURNES

– l’église est éteinte sauf les cierges et le chandelier à 15 branches.

– les célébrants sont en soutane, chasuble ou dalmatique et étole violettes.

– pour l’extinction des cierges du chandelier à 15 branches, procéder comme décrit précédemment pour le Jeudi Saint.

– après les Nocturnes, on vénère la Croix en se prosternant par trois fois. Les fidèles qui le peuvent et le désirent veillent toute la nuit

SAMEDI SAINT

LA LEVEE DE LA CROIX

Ce bref office de vêpres peut être célébré à n’importe quelle heure,même le matin si l’on veut nettoyer l’église pour l’office de la Nuit Pascale. Le service est célébré avant l’enlèvement du Tombeau si l’on a célébré la mise au Tombeau le vendredi.

Tout est éteint dans l’église sauf les cierges et le chandelier à 15 branches. Les célébrants sont en soutane, chasuble ou dalmatique et étole violettes.

PRÉPARATION DE LA NUIT PASCALE

-nettoyer l’autel et le laver à l’eau de rose et remettre les trois nappes immaculées.

– s’occuper du linge, des ornements et du ménage (voir instructions pratiques).

– orner l’autel et l’église d’un monceau de fleurs aux couleurs éclatantes (blanc, jaune, orange et quelques fleurs rouges pour annoncer la Pentecôte – environ 5 à 7).

– décorer le cierge pascal de fleurs et rubans multicolores.

– orner le trident de rubans multicolores ainsi que de fleurs. La longueur des rubans doit dépasser la main du prêtre.

– dans toute l’église, placer les ornements blancs et les recouvrir des ornements violets qui seront enlevés pendant la Messe des Eaux. (Si elle n’est pas célébrée, ne pas remettre les ornements violets).

– jeter en terre les eaux des fonts baptismaux, nettoyer ceux-ci et les remplir à nouveau.

– placer le nouveau cierge pascal près de la chaire. Préparer la charte qui sera lue au cours de la Nuit Pascale, par le vice-président laïc.

– près des portes saintes, installer une table sur laquelle on déposera la pascha et les oeufs colorés que l’on bénira.

– près de la porte d’entrée de l’église, sur une table recouverte d’une nappe blanche, préparer le trident orné, une soucoupe avec l’encens et les charbons, les brindilles sèches sur un plateau métallique, un cierge, les cinq grains d’encens du cierge pascal, un briquet ou des allumettes, le goupillon et l’eau bénite pour la Bénédiction du Feu Nouveau.

– prévoir des agapes, afin que tous puissent participer à la joie pascale!

BÉNÉDICTION DES EAUX BAPTISMALES ET SYNAXE

Cette Synaxe se célèbre le Samedi Saint au soir, avant la Bénédiction du Feu Nouveau. On peut également célébrer une Messe au lieu de synaxe (partition de la Semaine Sainte, 3ème volume).

– l’église est donc préparée pour la Résurrection, les icônes sont toujours recouvertes des voiles violets transparents.

– rien n’est allumé dans l’église, sauf les cierges du baptistère.

– le célébrant est en aube, chape et étole violettes, le diacre est en ornements blancs, les acolytes en aube.

– les ornements blancs du prêtre sont préparés près des fonts baptismaux.

– s’il y a des baptêmes ou des entrées en Orthodoxie, les «compétents» sont à la porte de l’église avec leurs parrain et marraine.

– les voiles violets recouvrant les icônes seront enlevés lorsque le clergé revêtira les ornements violets contre les ornements blancs.

NUIT PASCALE

– l’église est dans l’obscurité, les fidèles tiennent un cierge non allumé.

– pendant la Bénédiction du Feu et l’Exultet, les prêtres sont en chape, ou chasuble et étole blanches, les diacres en dalmatique et étole blanches.

– dès que le cierge pascal est allumé avec le trident, on allume les cierges et les lampes de 1 ’église pendant que les fidèles allumentleurs cierges de proche en proche.

– à la fin de la Bénédiction du Feu, on sonne 40 coups de cloche, suivis d’un carillon.

– préparer les ornements blancs de fête pour tous les clercs majeursqui les revêtiront après la Bénédiction du Feu.

LE CIERGE PASCAL

Il sera allumé pour chaque office, jusqu’à l’Ascension. Les ornements de l’église resteront blancs jusqu’aux Vigiles de la Pentecôte. Les ornements des célébrants, voiles de calice, poche d’antimension, évangéliaire seront violets pour les Rogations.

ROGATIONS

LUNDI DES ROGATIONS : bénédiction de la terre.

– préparer sur une table dans l’église ou à l’extérieur, le goupillon, un cierge allumé parmi les pots de terre que les fidèles pourront emporter après la bénédiction, pour répandre dans leur jardin ou leur champ,

– préparer aussi le diptyque de l’Église et le déposer près de l’icône des défunts.

MARDI DES ROGATIONS : Messe des Rogations.

MERCREDI DES ROGATIONS : Vigiles de l’Ascension.

– les ornements blancs pour les célébrants seront préparés dans le diaconicon ; ils les revêtiront après la Collecte.

ASCENSION

– les ornements sont blancs.

– fleurir le Cierge pascal.

– prévoir à la table d’offrande, de nombreux cierges qui seront allumés par les fidèles à la flamme du Cierge pascal après l’Évangile.

Après la Liturgie, rémettre le Cierge pascal près des fonts baptismaux.

PENTECÔTE

PRÉPARATION DE L’EGLISE

– voir les instructions pratiques.

– préparer de nombreuses fleurs rouges (roses, dahlias, etc.) que les fidèles tiendront en même temps que leur cierge.

– orner l’église de fleurs rouges.

– les ornements des célébrants et de l’église sont rouges.

– les fonts baptismaux sont vidés, nettoyés et remplis à nouveau pour les vigiles.

– près des fonts baptismaux, déposer le Saint-Chrême, une Croix que l’on pourra plonger dans l’eau et un linge.

L’ornement rouge reste jusqu’aux vêpres de la Sainte Trinité.

FÊTE DE LA SAINTE TRINITÉ
(1er Dimanche après la Pentecôte)

Les ornements sont blancs pour les vêpres et la liturgie.

Le lundi, revêtir l’église d’ornements verts qui y demeureront jusqu’à la Transfiguration (6 août), exception faite pour les fêtes patronales. Pour tous le Temps après la Pentecôte, il est nécessaire de consulter le calendrier liturgique pour connaître la couleur des ornements des célébrants.

SAINT JEAN BAPTISTE (24 juin)

L’église reste omée de vert, mais les ornements des célébrants sont rouges.

BÉNÉDICTION DES FEUX DE LA SAINT JEAN

Préparer sur une table, près de la porte d’entrée de l’église, (à l’intérieur ou à l’extérieur), un goupillon, un chandelier, du sel béni sur une coupe, un plat métallique contenant des brindilles de bois sec.

QUATRE-TEMPS D’ÉTÉ

Date fixée dans le calendrier liturgique

Les ornements des célébrants sont violets.

Mercredi et vendredi, on célèbre la Messe des Présanctifiés. Samedi : liturgie solennelle du dimanche célébrée en vigile.

SAINT IRÉNÉE (28 juin)

Fête patronale de la cathédrale Saint-Irénée

Les ornements des célébrants et de la cathédrale sont rouges et le resteront pendant l’octave. Exposer l’icône de saint Irénée à la vénération des fidèles et l’omer de fleurs, ainsi que l’autel.

LA VISITATION (2 juillet)

Les ornements de l’église et du clergé sont bleus ou blancs.

LA TRANSFIGURATION (6 août)

Les ornements de l’église et des célébrants sont blancs. Si on le désire, on peut les laisser jusqu’à l’octave de l’Assomption.

BÉNÉDICTION DES FRUITS

Préparer près des portes saintes une table avec un plat rempli de fruits offerts par les fidèles, un goupillon, un chandelier. Ces fruits seront bénis pendant la liturgie et distribués aux fidèles en même temps que le pain béni. Les fidèles tiennent des cierges allumés.

L’ASSOMPTION (15 août)

Les ornements de l’église et des célébrants sont blancs ou bleus et le restent pendant l’octave. L’autel et l’icône de la Vierge sont omés de fleurs. Les fidèles tiennent des cierges allumés.

Dans la mesure du possible, on procède au rit de l’Ensevelissement pendant les vigiles. Préparer le Tombeau orné de fleurs (voir la préparation du Vendredi Saint), au milieu de l’église, un drap plié en trois, déposé sur l’autel et une icône de la Vierge Marie (en pied). Les fleurs seront bleues, roses et blanches.

Quatre femmes porteront la Vierge en procession avec le prêtre.

L’EXALTATION DE LA CROIX (14 septembre)

Les ornements des célébrants et de l’église sont rouges. Dès les vêpres de l’Exaltation. Exposer une croix ornée de fleurs à la vénération des fidèles. A Saint-Irénéc, dans la niche du Christ en Gloire, une grande croix de bois ou de mousse est disposée. Il faut environ 300 têtes de dahlias pompon rouges pour une croix d’environ 80 cm (les queues sont agrafées sur le bois ou plantées dans la mousse). Il faut serrer très fort les fleurs les unes contre les autres de façon que fanées, le bois n’apparaisse pas. Il faut arroser tous les jours avec un vaporisateur. Les fidèles tiennent un cierge allumé.

QUATRE-TEMPS D’AUTOMNE
Date fixée par le calendrier liturgique

Les ornements des célébrants sont violets. Le mercredi et le vendredi messe des Présanctifiés.

LE MERCREDI : Bénédiction des olives.

Préparer sur une table, un plat d’olives, un chandelier. Les olives seront bénies et distribuées aux fidèles.

LE VENDREDI : Bénédiction du raisin.

Préparer prés des portes saintes une table sur laquelle on déposera :

– un plateau de raisins.

– une jatte pour le jus du raisin et une assiette pour déposer les peaux,

– un chandelier,

– une serviette pour que le prêtre puisse s’essuyer les mains,

– des tasses pour que les fidèles puissent boire le jus béni.

LE SAMEDI

Liturgie solennelle du dimanche célébrée en vigile.

FÊTE DE TOUS LES SAINTS (1er novembre)

Les ornements de l’église et des célébrants sont rouges. L’autel et les icônes des saints sont omés de fleurs (rouges et jaunes, par exemple). Les fidèles tiennent des cierges allumés.

JOUR DES DÉFUNTS (2 novembre)

Le soir du 1er novembre, pour les vêpres des Défunts, les ornements des célébrants et de l’église sont violets.

Les fidèles tiennent des cierges allumés. Une table avec les diptyques et un chandelier est préparée au milieu de l’église. Le prêtre s’y rendra au moment des grandes litanies des défunts.

Quelque jours avant, déposer dans le narthex, près des portes royales, une corbeille, des feuilles de papier blanc et un crayon. On peut y joindre l’inscription suivante :

«Fidèles, déposez dans cette corbeille la liste des prénoms de vos parents, amis et ennemis défunts, ils seront nommés au cours de la liturgie».

FÊTE DE SAINTE CATHERINE D’ALEXANDRIE
(25 novembre)

Patronne de la première famille des servantes de l’Église.

Les ornements des célébrants, voile de calice et poche d’anti- mension sont rouges. L’église garde les ornements du temps liturgi­que.

FÊTES PATRONALES

Pour les fêtes patronales, quel que soit le temps liturgique (excepté la Semaine Sainte, en ce cas la fête patronale est reportée à la Semaine pascale), les ornements de l’église et des célébrants sont de la couleur liturgique du saint ou de la fête que l’on honore et peuvent le rester jusqu’à l’octave.

LES SACREMENTS

LE BAPTÊME

Préparer auprès des fonts baptismaux :

– une chasuble et étole blanches et une chape pour le prêtre.

– une soucoupe de sel béni, les flacons d’huile des catéchumènes et du Saint-Chrême.

– le texte du Credo et du Notre Père, les cierges pour les parrain et marraine.

– un linge blanc pour essuyer le baptisé.

– la robe blanche et la croix.

Pour le début du baptême, le prêtre est revêtu de l’amict, l’aube, l’étole violette et le cordon, éventuellement de la chape violette changée en ornements blancs au cours du service. Le cierge pascal et les cierges des fonts baptismaux sont allumés.

LE MARIAGE

Les ornements des célébrants sont blancs, ainsi que le voile du calice,

L’évangéliaire et la poche de l’Antimension.

Sur L’AUTEL : préparer les deux couronnes, une petite coupe emplie de vin rouge et une soucoupe sur laquelle seront déposées les alliances.

Au MILIEU DE L’EGLISE : installer deux fauteuils avec devant un rectangle de tissu blanc posé à terre, orné de deux anneaux enlacés.

Après la COMMUNION : placer un pupitre devant les portes saintes, tourné vers l’autel sur lequel sera déposé l’Évangile. Pendant les diptyques, la mariée offre les sept offrandes.

ORDINATIONS

Préparer sur une table, près des portes saintes, pour l’ordination de:

Portier – Ciseaux, aube et amict et les clés.

Lecteur – L’épistolier.

Exorciste– La Bible ou le livre des exorcistes.

Acolyte – Cordon, grand cierge.

Préparer sur une table, dans le sanctuaire, pour l’ordination de :

Sous-diacre – Dalmatique blanche, lavabo, calice.

Diacre – Étole diaconale blanche, Évangile, calice.

Prêtre – Chasuble et étole blanches, une croix.

PRÉPARATION DE L’HUILE DES MALADES
(bénie le Mercredi Saint)

Pour des bouteilles de 60 cl :

– un doigt et demi de vin doux (1,5 cm de haut).

– le reste en huile d’olive.

– 13 gouttes d’essence de myrrhe (achetée en pharmacie).

PRÉPARATION DU PAIN LITURGIQUE
(Prosphora)

La prosphora est à la fois l’offrande centrale et le fruit du travail des hommes.

Il est indispensable que ce soit une personne de la paroisse qui fabrique le pain selon l’esprit et l’enseignement de l’Église. Fruit du travail des hommes, la prosphora est disposée à la table d’offrande pour être offerte par les fidèles.

Utiliser de préférence de la farine de froment (biologique ou non).

PREMIERE RECETTE

Fabrication – avant de commencer le travail, dire une prière : «De même que par l’eau la farine sèche devient une seule pâte, de même par l’Esprit qui vient du Père, devenons un, dans le Christ du Seigneur».

Se procurer un demi-cube de levure de boulanger et le diluer dans un verre d’eau chaude. Dans une grande terrine, verser 800 gr. d’eau chaude additionnée d’un peu d’eau bénite et de la levure diluée, ainsi que deux cuillerées à café rase de sel, en disant :

«Au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, vous êtes le sel de la terre».

Pendant tout le temps de ce travail, il convient de prier

On verse la farine en pluie en malaxant 1,6 kg à 1,8 kg de farine pour obtenir une pâte souple, non collante. Pétrir dans ce grand récipient. On laisse reposer la pâte pendant dix minutes, puis on la pétrit pendant cinq minutes.

Attention : ramener toujours la pâte vers le centre.

Séparer à la main le nombre de parts à cuire ; les déposer dans des moules ronds à soufflé qui ont été préalablement huilés. Laisser la pâte pendant une à deux heures, avec une température ambiante de l’ordre de 25° au moins. La pâte réagit selon les conditions atmosphériques ; il faut donc la surveiller. Si elle lève rapidement, on écourte le temps de levée de la pâte. Un quart d’heure avant cuisson, mettre le thermostat de la cuisinière sur 3 et verser dans la lèche-frite un grand bol d’eau froide afin d’obtenir une cuisson hydratée et que la croûte ne sèche pas. Avant de mettre la pâte à cuire, avec une pointe de clou, faire quatre trous plus un au centre, sur chacun des pains, en disant : «Par ces plaies tous sont guéris».

Puis imprimer le sceau ou avec une lame, faire une croix, en disant:

«Voici l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde».

On enfourne. Le pain doit cuire longuement et lentement. Pas de four très chaud. Le thermostat à 3 correspond à 150° environ. Pour avoir une pâte très homogène le temps de cuisson doit être de 1 h1/2

Surveiller la cuisson. Le pain ne doit pas être doré, pas de différence entre la croûte et l’intérieur, de même que la prosphora ne doit pas attirer l’attention, ne pas avoir trop de goût et surtout peu d’acidité.

Démoulage dès la sortie du four en passant une lame de couteau autour du moule. Poser le pain sur un plateau en rotin ou en osier, l’air doit circuler autour du pain pour le sécher ; s’il garde son eau, il devient mou. Si possible, faire le pain 24 h avant l’utilisation. Il peut se conserver longtemps au congélateur, enveloppé dans un papier alu, par exemple, mais il risque alors de s’émietter.

Nota – on peut superposer deux ronds collés l’un à l’autre par un peu d’eau (symbole des deux natures en Christ).

DEUXIEME RECETTE

Avant de commencer le travail, on peut dire la même prière que la première recette ; et pendant le travail prier.

Ingrédients :

Pour un petit pain

Pour 5 petits pains ou un gros

1 morceau de sucre

3 morceaux de sucre

300 gr de farine blanche

1500 gr de farine blanche

180 gr d’eau

900 gr d’eau

12 gr de levure de boulanger ou 1/2 paquet de levure lyophilisée

60 gr de levure de boulanger ou 3 paquets de levure lyophilisée

Une coulée d’eau bénite et Une pincée de sel

Ustensiles . clou, sceau ou couteau, un linge ou torchon, un verre, un ou cinq moules (genre à soufflé), feuille à pâtisserie, bol du “Ken- wood” ou une jatte, un racloir, un petit bol “tupperware”, une petite casserole, une cuiller en bois.

Recette :

Avec le KenwoodAvec ses mains

Mettre sur la table tout ce dont on a besoin.

Prélever environ un verre d’eau et la faire tiédir.

Dans un bol tupperware mettre le ou les morceaux de sucre. Verser l’eau tiède, puis la levure lyophilisée ; pour la levure de boulanger supprimer le sucre.

Fermer le bol.

Attendre pour utiliser la levure que le couvercle saute (10/15 mn).

Pendant ce temps : peser la farine et

la mettre dans le bol du Kenwood Mettre la 1/2 de la farine dans la jatte

Jeter dessus une coulée d’eau bénite en disant :

“Au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit”

Ajouter une pincée de sel en disant :

«Vous êtes le sel de la terre”

Faire un puits

Allumer le four de la cuisinière – Th. 10 pendant 3 mn – Eteindre

Faire chauffer le restant de l’eau Lorsqu’elle est presque à ébullition :

La verser sur la farine. La verser sur la farine.

Mettre le Kenwood progressivement Tourner avec une cuillère en sur 1 et sur 2. bois.

Arrêter et ajouter la levure Ajouter de la levure.

Remettre en route progressivement Pétrir (très énergiquement), en Surveiller que le mélange se fasse ajoutant au fur et à mesure, le

bien – éventuellement arrêter pour restant de la farine jusqu’à ce que faire tomber la farine restante ou la la pâte soit lisse et ne colle pas.

pâte au racloir.Au moins 30 minutes

Lorsque la boule est faite (au bout de 10 mn environ, laisser tourner 1 mn).

– couvrir le bol Kenwood ou la jatte d’un linge propre ou torchon.

– laisser reposer au minimum 1 h dans un endroit tiède ou le four de la cuisinière

– huiler légèrement le ou les moules, ou les fariner.

– sortir la pâte du bol ou de la jatte.

– la poser sur la feuille à pâtisserie.

– pétrir environ 10 mn avec les mains.

– si la pâte colle un peu ajouter un peu de farine sur la feuille ou sur les mains.

– séparer la pâte en 5 parties égales, si nécessaire.

– former les pains ronds et plats ou un seul pain.

– poser dans le ou les moules.

– avec un clou, percer 4 fois la ou les prosphoras, en disant la même prière que pour la première recette.

– imprimer le sceau ou le signe de la croix avec la pointe d’un couteau.- recouvrir d’un linge et laisser reposer de nouveau.

– cuire à four moyennement chaud (th. 6) pendant 30 à 45 mn.

– démouler sur un torchon et laisser refroidir.

Nota – on peut supperposerdeux ronds collés l’un à l’autre (voir 1ère recette).

TROISIEME RECETTE

Ingrédients :

– 2 kg de farine extra-fluide (on évite ainsi les grumeaux).

– 1 cube de levure de boulanger.

– 1,1 à 1,2l d’eau.

– 35 gr de sel.

– une ou deux poignées de farine pour travailler la pâte.

– cela donne environ 3 kg 200 de pâte ou 8 pains ronds de 400 gr.

– travailler une Vi heure au robot

– laisser doubler la pâte, le temps dépend de la chaleur evironnante.

– préchauffer le four à 180°.

– retravailler la pâte pendant 10 mn et la rompre en bout, la malaxer d’avant en arrière et de haut en bas.

– ensuite, la taper quarante fois (taper : cela l’étale).

– la rouler en boule, la retourner et la taper à nouveau.

– beurrer le moule et le fariner.

– mettre la pâte dans le moule et l’enfourner.

– avant de l’enfourner, inciser en forme de croix le dessus de la pâte, ou y apposer le sceau en bois.

– mettre un ramequin d’eau dans le four au moment de la cuisson pour éviter que le pain se dessèche.

– cuisson à 180° pendant 35 mn, tout dépend de la pâte.

Il faut toujours vérifier la cuisson, ne pas laisser trop brunir le pain. Le pain est cuit lorsqu’en enfonçant une longue aiguille dans la pâte, celle-ci ressort propre et nette.

Pour une paroisse moyenne, on peut faire un kilo de pâte pour le dimanche ; 1 kg 800 pour le temps des Présanctifiés et 500 gr pour la semaine.

RECETTE DE LA PASKA

La paska est un mets pascal dont l’origine est un rappel de la promesse

donnée au peuple d’Israël de le conduire jusqu’au pays où coulent le lait et le miel.

Produits :

– 1 kg de fromage blanc très sec prévu spécialement pour la paska.

– 10 jaunes d’oeufs durs.

– 500 gr de miel.

– 250 gr de beurre frais.

– 100 à 150 grs de crème fraîche.

– 125 gr de raisins secs, lavés et triés.

– 100 gr de fruits confits divers, coupés en petits dés (garder quelques beaux fruits pour la décoration, en particulier de l’angélique).

-1 cuiller à café d’essence de vanille Ste Lucie, à défaut vanille pilée en poudre (attention les essences artificielles aromatisent davantage)

Matériel : 1 grande jatte, 1 moule à paska en forme de pyramide (ou plusieurs selon le cas), 1 grande gaze, 1 racloir en plastique souple- dur, 1 cuillère à soupe. 1 assiette creuse.

Exécution : Malaxer le tout (à froid) à deux mains (penser à ôter bagueset alliances) jusqu’à parfaite homogénéité. Tapisser le moule avec l’étaminc faite de la gaze qui sera doublée. Remplir le moule en tassant. Laisser le moule sur une assiette creuse de telle sorte que le sérum s’écoule. Après 24 heures, démouler et décorer avec les fruits confits gardés en réserve. Garder bien au frais. Et consommer…

(1) Le fromage blanc sec utilisé est du caillé pour camembert ; on peut le trouver -AU RÉGAL», 4 rue Nicolo – 75016 Paris & 42 88 49 15 ou: 4.rue Émile Zola 75015 Paris. Certaines recettes préconisent par économie l’usage du sucre semoule, pour partie du moins. C’est dommage !